Publié le 26 septembre 2024. Une vaste opération de contrôle a eu lieu hier dans un immeuble de Rijswijkstraat à Nieuw-West, mobilisant plusieurs administrations publiques. L’objectif : lutter contre la criminalité dans le secteur des vêtements sans marque, où circulent d’importantes sommes d’argent.
- 36 entreprises opérant dans le secteur des vêtements sans marque ont fait l’objet d’une vérification conjointe.
- Huit employés ont été identifiés en situation irrégulière, notamment sans permis de travail valable ou sous contrat fictif.
- Un employé pourrait être rémunéré en deçà du salaire minimum légal.
Une descente d’envergure a marqué le paysage de Nieuw-West hier. Les locaux d’un bâtiment situé Rijswijkstraat ont été le théâtre d’une vaste opération de contrôle menée conjointement par l’UWV (l’Office des assurances employés), les autorités fiscales, la police, le Centre d’information et d’enquête sur les activités illégales (Inlichtingen- en RechercheDirectie – Recherche), et l’Inspection du travail. Cette action ciblait 36 entreprises évoluant dans le marché des vêtements sans marque.
Outre la découverte d’importantes quantités d’argent liquide, l’opération a permis d’identifier huit travailleurs potentiellement en situation irrégulière. Parmi eux, des individus travaillant sans les permis requis, un cas de recours à un montage fictif pour contourner la législation du travail, et un employé dont la rémunération semble inférieure au salaire minimum. Des investigations plus poussées sont en cours pour déterminer si des infractions pénales ont été commises.
Il s’agit de la première opération conjointe d’une telle ampleur visant spécifiquement à démanteler les réseaux criminels qui opèrent dans le commerce de gros de vêtements sans marque. Jacky Witte, à la tête du service de lutte contre la criminalité économique et financière (FINEC) au sein de l’unité d’Amsterdam, a souligné l’ampleur du secteur :
« Nous savons qu’il y a beaucoup d’argent dans cette industrie. »
Jacky Witte, chef du crime économique financière (FINEC) à l’unité d’Amsterdam
Plusieurs facteurs rendent ce secteur particulièrement attractif pour les activités illégales. Comme l’explique M. Witte, il est relativement simple d’enregistrer une société auprès de la Chambre de commerce, les factures peuvent être aisément falsifiées, et les marchandises peuvent être échangées à moindre coût sur la scène internationale. Ces facilités ouvrent la voie à des montages complexes et à des fraudes potentielles, justifiant ainsi la mobilisation des différentes administrations dans cette lutte contre la criminalité.