Publié le 2024-07-17 10:00:00. Une stratégie alimentaire axée sur les protéines ne garantit pas toujours l’atteinte des objectifs de remise en forme. Sean Fanning, un coach sportif, met en garde contre certains aliments populaires souvent considérés comme des alliés, mais qui pourraient en réalité freiner la progression vers la prise de muscle ou la perte de graisse.
- Certains produits laitiers, comme le yaourt grec entier, peuvent présenter un ratio calories-protéines moins avantageux que leurs versions allégées.
- Le beurre de cacahuète, malgré sa réputation, n’est pas toujours le choix optimal pour qui cherche à perdre du poids, en raison de sa densité calorique.
- Même des aliments considérés comme des « super-aliments » comme les œufs nécessitent une consommation adaptée en quantité pour être réellement efficaces.
- Les barres protéinées et autres snacks transformés cachent souvent plus de sucre que de protéines utiles.
Dans une publication relayée sur Instagram, Sean Fanning a interrogé ses abonnés sur leurs habitudes alimentaires : « Avez-vous perdu votre temps avec ceux-ci ? Ou pouvez-vous les ajuster et les améliorer ? ». Il souligne que de nombreux aliments vantés pour leur richesse en protéines peuvent, en réalité, être contre-productifs en raison de leur charge calorique, de leur teneur en sucre ou d’un déséquilibre nutritionnel global.
Le yaourt grec : une question de proportion
Concernant le yaourt grec, le coach explique que la version entière peut être moins intéressante caloriquement. « À eux seuls, 100 g de yaourt grec ne contiennent que 10 g de protéines, alors que la version faible en gras en contient 13 g », précise-t-il. Il suggère ainsi de combiner du yaourt grec allégé avec une mesure de poudre de protéine pour optimiser l’apport sans surcharger en calories.
Beurre de cacahuète : un allié à double tranchant
Malgré ses « bonnes graisses » et sa teneur en protéines, le beurre de cacahuète est déconseillé par Fanning pour les personnes en phase de perte de graisse. « Supprimez cela de votre alimentation si vous essayez de perdre de la graisse abdominale », alerte-t-il, arguant que le rapport protéines-calories n’est pas suffisamment favorable et qu’il ne s’agit pas d’une source idéale de « graisses saines » dans ce contexte.
Œufs : la quantité compte
Qualifiés de « super aliment », les œufs ne fournissent cependant que 6 g de protéines par unité. Sean Fanning insiste sur la nécessité d’une consommation plus conséquente pour ceux qui en font une source principale de protéines : « Deux pour le petit-déjeuner, ce n’est pas suffisant, les gars. 4 à 5 œufs minimum, allez, des trucs de grand garçon ».
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Barres protéinées et céréales : un piège sucré
Le coach met également en garde contre les snacks transformés qui arborent souvent la mention « riche en protéines ». Il souligne que la petite quantité de protéines dans ces produits est souvent masquée par une teneur élevée en sucre et autres ingrédients moins bénéfiques. Les barres et shakes protéinés prêts à consommer, vendus « dans un emballage avec un code-barres », sont à aborder avec précaution, car leur goût est souvent amélioré au détriment de leur équilibre, avec plus de sucre pour compenser un faible taux de gras.
Noix : nutriviment intéressantes, mais pas pour un apport protéique massif
Bien que nutritives, les noix ne constituent pas la meilleure option pour augmenter significativement son apport en protéines, selon Sean Fanning. « Désolé, les noix sont une terrible collation si vous essayez d’obtenir un supplément de protéines. Cela ne vaut pas les calories, ni la tentation qu’elles créent de simplement manger plus », note-t-il. Il reconnaît toutefois leurs bienfaits en fibres et leur consommation possible avec modération, à condition de bien contrôler les portions.
En conclusion, Sean Fanning rappelle que la quantité de protéines nécessaire n’est pas toujours aussi élevée qu’on le pense, citant des études récentes. L’essentiel réside dans le choix des bonnes sources protéiques et le contrôle des quantités ingérées, plutôt que dans une consommation excessive.