Publié le 2025-10-14 17:46:00. Un homme de 68 ans, basé à Wipperfürth, a été condamné à cinq ans de prison pour des infractions répétées à la législation sur les armes à feu et le contrôle des armes de guerre. La justice lui reproche d’avoir transformé des armes de décoration en armes fonctionnelles pour les revendre.
- Condamné à 5 ans de prison ferme par le tribunal de grande instance de Cologne.
- Six mois de peine purgés en raison de retards procéduraux jugés anticonstitutionnels.
- Soupçonné d’avoir fourni des pistolets et des pistolets-mitrailleurs à des fins lucratives entre 2019 et 2021.
L’accusé, ancien outilleur et armurier de profession, aurait, selon la cour, transformé des armes de décoration en provenance d’Autriche pour les rendre pleinement fonctionnelles. Ces armes, notamment des modèles de marques Glock, Sig Sauer, Uzi et Scorpion, auraient ensuite été revendues pour profit à un individu actuellement également incarcéré. La présidente du tribunal, Sabine Kretzschmar, a reconnu la difficulté de la sentence, déclarant à l’homme : « Nous savons que le résultat est amer pour vous. »
Lors de sa comparution lundi, le sexagénaire avait plaidé « la grâce avant le droit » en invoquant son âge avancé, une requête qui n’a pas été entendue par la cour. Celle-ci a suivi la demande de la parquet, qui réclamait cinq ans de détention. La présidente Kretzschmar a toutefois souligné le respect du tribunal pour son parcours professionnel d’armurier passionné. Cependant, elle a rappelé l’existence de réglementations strictes destinées à empêcher la circulation des armes entre de mauvaises mains, des règles que l’accusé aurait « violées avec persistance » malgré de précédentes condamnations.
La cour a pris en compte la confession de l’accusé dans le calcul de sa peine. Son mobile, à savoir l’amélioration de ses maigres revenus de retraité par la fabrication et la vente d’armes, a également été considéré comme un facteur atténuant. En revanche, la décision de continuer à fabriquer des armes, même après la perquisition chez son complice à Hambourg, a été considérée comme une circonstance aggravante.
La présidente du tribunal, consciente du potentiel destructeur des armes à feu entre de mauvaises mains, a rappelé que sa chambre juge habituellement des affaires de meurtres et d’homicides, soulignant ainsi la gravité des faits reprochés à l’armurier.