Publié le 2025-10-02 13:58:00. Une étude récente révèle que le traitement de la péritonite infectieuse féline (PIF) chez les chats avec le remdésivir et le GS-441524, des antiviraux déjà prometteurs, montre également une efficacité notable sur les atteintes oculaires associées à cette maladie dévastatrice. Ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives pour une prise en charge plus complète des animaux atteints.
- Une étude observationnelle menée sur 61 chats atteints de PIF a analysé l’impact du traitement antiviral sur les signes de maladie oculaire.
- 33% des chats infectés présentaient des atteintes oculaires, principalement des uvéites, qui ont majoritairement régressé avec le traitement.
- Le remdésivir, utilisé dans la majorité des cas, s’est montré efficace dans 82% des cas d’uvéite, avec un taux de survie global de 80%.
La péritonite infectieuse féline (PIF) est une maladie virale grave chez le chat, souvent mortelle. Si des traitements antiviraux comme le remdésivir et le GS-441524 ont déjà démontré leur capacité à sauver des vies, les effets de ces thérapies sur les complications oculaires associées restaient jusqu’alors peu documentés. Cette étude s’est donc attachée à évaluer la réponse des signes de maladie oculaire, avant et après l’administration de ces antiviraux, seuls ou combinés.
L’analyse a porté sur 61 chats diagnostiqués avec la PIF entre octobre 2021 et décembre 2022, traités par injection, voie orale ou une combinaison des deux. Les résultats indiquent que près d’un tiers des animaux (33%) souffraient d’atteintes oculaires, principalement des uvéites (inflammation de l’œil) sous leurs différentes formes : antérieure, postérieure ou panuvéite. Ces manifestations oculaires étaient réparties équitablement entre les formes dites « effusives » (avec épanchement) et « non effusives » de la PIF, et étaient bilatérales chez la majorité des chats concernés.
Le protocole de traitement, d’une durée moyenne de 84 jours, a vu le remdésivir administré à 85% des animaux durant la phase initiale, souvent à des doses élevées (15-20 mg/kg/jour). Pour les 11 chats présentant des uvéites et suivis sur le long terme, une résolution de l’inflammation oculaire a été observée dans 82% des cas. L’usage de traitements anti-inflammatoires topiques a également contribué à la guérison de l’uvéite antérieure dans 87% des cas où elle était présente. Globalement, 80% des chats traités ont survécu à la maladie.
En conclusion, cette étude souligne l’importance de considérer les atteintes oculaires dans le diagnostic et le traitement de la PIF chez le chat. L’efficacité remarquable du remdésivir et du GS-441524 sur ces complications oculaires, constatée dans une large majorité des cas, représente une avancée clinique significative pour améliorer le pronostic et la qualité de vie des chats atteints de cette pathologie.