Publié le 2025-10-23 12:30:00. Un différend sur la présence de punaises de lit à bord d’un avion a conduit au licenciement immédiat de trois agents de bord qui refusaient de prendre leur service. Ce cas soulève des questions sur le droit du personnel navigant à invoquer l’inaptitude au vol, et les syndicats menacent de réagir.
- Trois agents de bord ont refusé de se rendre au Ghana après le signalement de punaises de lit par l’équipe de nettoyage.
- Malgré l’intervention d’un expert n’ayant constaté aucune trace, le personnel s’est déclaré « inapte au service ».
- La direction a procédé à un licenciement sans préavis, une décision que le personnel conteste et qui inquiète les syndicats.
L’incident s’est produit lorsqu’une équipe de nettoyage a alerté la direction de la compagnie aérienne sur la possible présence de vermine à bord d’un appareil. La direction a dépêché un expert sur place qui n’a, semble-t-il, constaté aucune trace de punaises de lit. Cette constatation a déclenché une vive discussion entre l’expert et le personnel de cabine.
Face à cette situation, les trois agents de bord concernés ont invoqué leur droit à se déclarer « inaptes au service », une prérogative reconnue au personnel navigant lorsqu’il ne se sent pas en état de voler. La compagnie aérienne est tenue de respecter cette décision. Cependant, après la découverte initiale et les échanges tendus qui ont suivi, les agents de bord ont exprimé ne plus se sentir en sécurité à bord de l’appareil.
Ce refus de voler a entraîné un retard du vol. La direction a alors pris la décision radicale de licencier les trois employés sans préavis. Les agentes concernées envisagent désormais de contester leur licenciement devant les tribunaux. « Cela risque de créer un dangereux précédent », a alerté Jeroen Van Ranst du syndicat chrétien ACV Puls, interrogé par VRT NWS. « Si la conséquence peut être un licenciement, le personnel n’osera plus invoquer le principe de l’inaptitude au vol. »
Les syndicats menacent d’agir
Cet épisode a engendré une vive tension au sein de la compagnie aérienne. Les syndicats BBTK et ACV Puls ont exprimé leur mécontentement et menacent de prendre des mesures. Cette situation tombe particulièrement mal pour Brussels Airlines, à l’approche des vacances d’automne. Aucun préavis de grève n’a toutefois été déposé pour le moment.