Publié le 6 février 2026 à 23h27. L’administration américaine, sous la présidence de Donald Trump, a annoncé de nouvelles sanctions économiques sévères contre l’Iran, incluant des droits de douane supplémentaires pour les pays commerçant avec Téhéran, dans un contexte de tensions régionales persistantes.
- Les États-Unis imposent des droits de douane de 25 % aux pays commerçant avec l’Iran.
- Quinze organisations et quatorze navires liés au commerce pétrolier iranien ont été ajoutés à la liste des sanctions américaines.
- Washington justifie ces mesures par le financement, selon elle, d’activités déstabilisatrices et de répression intérieure par le régime iranien.
Washington a annoncé l’extension de ses sanctions économiques contre l’Iran, justifiant cette décision par la poursuite d’une politique considérée comme une « menace inhabituelle et extraordinaire » pour la sécurité nationale, la politique étrangère et l’économie des États-Unis. Un décret de la Maison Blanche précise que des droits de douane supplémentaires, pouvant atteindre 25 %, pourraient être imposés sur les produits importés aux États-Unis en provenance de pays entretenant des relations commerciales directes ou indirectes avec l’Iran.
Le Département américain du Commerce, en collaboration avec le Département d’État, sera chargé d’identifier les pays concernés par ces échanges. Une recommandation sera ensuite soumise au président Trump concernant l’application de ces droits de douane et leur taux. Le président se réserve la possibilité de modifier ce décret en fonction de l’évolution de la situation et des réponses de l’Iran ou d’autres nations.
Parallèlement à ces nouvelles sanctions, le Département d’État américain a annoncé l’inscription de quinze organisations et de quatorze navires sur sa liste noire, les accusant d’être impliqués dans le commerce illégal de pétrole, de produits pétroliers et de produits pétrochimiques iraniens. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a déclaré :
« Le ministère impose des sanctions à 15 organisations et 14 navires de la « flotte fantôme » liés au commerce illégal de pétrole, de produits pétroliers et pétrochimiques. Ces cibles ont été utilisées pour financer les activités malveillantes du régime. Au lieu d’investir dans le bien-être de sa propre population et dans des infrastructures en ruine, le régime iranien continue de financer des activités déstabilisatrices dans le monde entier et d’intensifier la répression intérieure. »
L’administration américaine accuse également Téhéran de tenter de contourner les sanctions existantes. Le président Trump, réaffirmant sa politique de « pression maximale », a souligné sa détermination à réduire les exportations illégales de pétrole et de produits pétrochimiques iraniens.
« Le président est déterminé à réduire les exportations illégales de pétrole et de produits pétrochimiques du régime iranien. »
Les ministères des Affaires étrangères et du Commerce américains se chargeront de surveiller les relations commerciales avec l’Iran et les pays concernés, et de recommander d’éventuelles mesures supplémentaires si nécessaire.