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Trump prévient le Hamas : « Nous n’aurons pas le choix » si le bain de sang persiste à Gaza

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Publié le 16 octobre 2025. Donald Trump a lancé un avertissement sévère au Hamas, promettant une intervention militaire si les violences persistent à Gaza, tout en précisant que des troupes américaines n’y seraient pas déployées.

  • Le président américain a menacé le Hamas d’une intervention s’il ne mettait pas fin à l’effusion de sang à Gaza.
  • Il a par la suite clarifié que cette intervention ne serait pas menée par les États-Unis, mais par des acteurs proches, sous leur supervision.
  • Ces déclarations interviennent dans un contexte de tension autour de l’application d’un cessez-le-feu et d’un accord d’échange d’otages.

« Nous n’aurons d’autre choix que d’entrer et de les tuer », a déclaré Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, réagissant à la persistance des violences dans la bande de Gaza. Cette menace, formulée dans un ton inhabituellement ferme, survient après que le président américain ait tenté de minimiser les violences internes survenues depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu et d’un accord d’échange d’otages entre Israël et le Hamas la semaine précédente.

Plus tard, M. Trump a précisé sa pensée, excluant un déploiement de troupes américaines sur le terrain à Gaza. « Ce ne sera pas nous », a-t-il affirmé face à la presse. « Nous n’aurons pas à le faire. Il y a des gens très proches, très proches qui entreront et feront l’affaire très facilement, mais sous nos auspices. » Sans nommer explicitement Israël, cette déclaration suggère une implication indirecte des États-Unis dans une potentielle opération militaire, une éventualité qui pourrait cependant risquer de violer les termes de l’accord de cessez-le-feu.

Ce durcissement du discours présidentiel contraste avec des propos tenus plus tôt dans la semaine, où Donald Trump avait semblé relativiser les actions du Hamas. « Le Hamas a éliminé quelques gangs qui étaient très mauvais et a tué un certain nombre de membres de gangs. Cela ne m’a pas beaucoup dérangé, pour être honnête avec vous », avait-il confié.

Le président américain a réitéré sa détermination, indiquant que sa patience était limitée face aux violences perpétrées par le Hamas contre des factions rivales. « Ils désarmeront, et s’ils ne le font pas, nous les désarmerons, et cela se produira rapidement et peut-être violemment », a-t-il ajouté. La Maison Blanche n’a pas fourni de précisions quant à la mise en œuvre concrète de cette menace.

Depuis 18 ans, la police dirigée par le Hamas maintenait une forte présence sécuritaire à Gaza, tout en réprimant la dissidence. Cependant, ces derniers mois, cette présence s’est considérablement réduite, parallèlement à l’avancée des forces israéliennes et aux frappes aériennes visant les forces de sécurité du Hamas.

Dans ce vide sécuritaire, de puissantes familles locales et des groupes armés, y compris des factions anti-Hamas soutenues par Israël, ont pris le relais. Ces groupes sont souvent accusés de détourner l’aide humanitaire destinée à la population, alimentant ainsi la crise de famine qui frappe le territoire, et de la revendre à prix fort.

L’accord de cessez-le-feu négocié sous l’égide de Donald Trump prévoyait la restitution de tous les otages, vivants et morts, avant un délai expirant le lundi 13 octobre. Selon les termes de l’accord, si cet objectif n’était pas atteint, le Hamas devait fournir des informations sur les otages décédés et œuvrer à leur remise dans les plus brefs délais.

Mercredi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé qu’Israël « ne fera aucun compromis » et exigeait le respect par le Hamas des clauses relatives à la restitution des corps des otages. De son côté, la branche armée du Hamas a déclaré avoir respecté ses engagements, remettant les dépouilles des otages en sa possession.

La semaine dernière, les États-Unis avaient annoncé l’envoi d’environ 200 soldats en Israël, non pas à Gaza, mais pour soutenir et surveiller l’application de l’accord de cessez-le-feu, dans le cadre d’une mission élargie impliquant des pays partenaires et des ONG. Les responsables américains ont insisté sur le fait que les troupes américaines ne pénétreraient pas dans la bande de Gaza.

Le Hamas avait accepté de restituer 28 corps, en plus des 20 otages vivants libérés plus tôt dans la semaine. Selon deux hauts conseillers américains, le Hamas aurait assuré, par l’intermédiaire d’intermédiaires, qu’il faisait son possible pour la restitution des corps des otages décédés, sans que ces mêmes conseillers ne considèrent que le groupe ait violé l’accord.

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