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Tsveta Rangelova : Comment sommes-nous entrés dans la zone euro ? Avec des données NSI manipulées sur l’inflation et le déficit. C’est criminel ᐉ Nouvelles de Fakti.bg – Bulgarie

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Publié le 2 novembre 2025. Tsveta Rangelova, députée du parti « Vazrazhdane », a exposé la position de sa formation sur plusieurs sujets cruciaux lors de son passage sur le plateau de « Le jour commence avec Georgi Ljubenov ». La réforme du système des retraites, la doctrine de la réorganisation de l’État, l’adhésion à la zone euro, la crise des carburants et les dynamiques politiques actuelles ont été au cœur de ses interventions.

  • La députée critique les fonds de pension privés, les qualifiant de « pyramides » qui détournent les cotisations des assurés vers des entreprises privées.
  • Elle plaide pour une refonte constitutionnelle et un modèle de république semi-présidentielle, affirmant que la confiance dans les institutions est érodée.
  • Rangelova dénonce l’adhésion à l’euro comme étant basée sur des données manipulées et une précipitation inacceptable, pointant déjà des conséquences négatives pour les commerçants et les citoyens.

Tsveta Rangelova a vivement critiqué le fonctionnement actuel du système de retraite, arguant que les fonds privés agissent comme des « pyramides ». Selon elle, l’argent mis de côté par les citoyens sous forme de cotisations supplémentaires est versé à des sociétés privées qui, chaque année, distribuent « pas moins de 300 millions de leva » (environ 153 millions d’euros) en dividendes, ponctionnant ainsi le capital des assurés. Cette redistribution, a-t-elle précisé, « réduit considérablement les cotisations réelles des citoyens » et expose les fonds à un risque de faillite absent à la Caisse Nationale d’Assurance (NSI). Rangelova a ainsi plaidé pour que ces fonds soient redirigés vers la NSI, affirmant que cela « résoudrait une grande partie du problème du déficit », et a appelé à un « large débat public et expert » pour repenser l’avenir du système.

La parlementaire a également présenté la « doctrine de la réorganisation de l’État », un concept clé du programme de « Vazrazhdane ». Elle a défendu cette proposition comme une nécessité face à un modèle institutionnel actuel défaillant, affirmant que « la constitution doit refléter de véritables relations sociales ». Pour Rangelova, la méfiance envers les institutions est palpable, comme en témoigne la faible participation électorale, rendant une réforme structurelle indispensable. Le parti propose ainsi un modèle de république « semi-présidentielle », où le président disposerait du pouvoir de nommer le Conseil des ministres, tandis que l’Assemblée nationale conserverait ses fonctions de contrôle. D’autres propositions incluent la réduction du nombre de députés à environ 180-200, ainsi que la suppression du poste de procureur général, dont les attributions seraient transférées au ministère de la Justice.

Interrogée sur les risques d’autoritarisme liés à un tel modèle, Tsveta Rangelova a réfuté cette crainte, soulignant que « les lois ne sont pas rédigées en fonction de la personnalité d’une certaine personne ». Elle a insisté sur le fait que le problème ne réside pas dans la forme du gouvernement, mais dans la « le choix des personnes qui occupent des postes de pouvoir ».

Concernant l’adoption de l’euro, la députée de « Vazrazhdane » a dénoncé un processus jugé « précipité et opaque ». Elle a affirmé que l’entrée dans la zone euro s’est faite sur la base de « données manipulées de l’Institut national des statistiques sur l’inflation et le déficit », qualifiant cet acte de « criminel ». Les conséquences, selon elle, se font déjà sentir : les commerçants sont contraints de payer 200 leva (environ 102 euros) par établissement pour la mise à jour de leurs caisses enregistreuses, les prix augmentent tandis que les revenus stagnent, incapables de suivre le niveau de vie européen.

Face aux inquiétudes concernant une possible crise pétrolière, Rangelova a critiqué l’approche gouvernementale. Elle a déploré que, « au lieu de demander une dérogation pour garantir le fonctionnement normal de la raffinerie, nous demandons si nous pouvons en demander une », qualifiant cette attitude de « politique xénophobe ». Elle a rappelé que « Vazrazhdane » avait proposé en début d’année un projet de loi permettant à l’État de prendre le contrôle d’entreprises stratégiques, telles que la raffinerie « Lukoil » et la centrale nucléaire de Kozloduy, en cas de crise.

Enfin, à propos des récents développements politiques, Tsveta Rangelova a estimé que le prétendu « reformatage du pouvoir » n’était qu’une illusion. « Il n’y a pas de changement », a-t-elle affirmé, ajoutant que le gouvernement actuel semble « tout à fait à l’aise » pour le leader du « DPS – Nouveau Départ ».

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