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TUER CARMEN adaptation classique de Nils Strunk, Lukas Schrenk et Gabriel CazesOnline Merker

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Publié le 29 octobre 2025, 05:57. La Volksoper de Vienne frappe fort avec « Tuer Carmen », une audacieuse adaptation de l’opéra iconique de Bizet. Cette nouvelle production, imaginée par le trio Nils Strunk, Lukas Schrenk et Gabriel Cazes, a su conquérir un public large et diversifié, prouvant que l’opéra peut encore séduire les jeunes générations.

Le succès est au rendez-vous à la Volksoper de Vienne avec « Tuer Carmen », une relecture contemporaine et percutante du chef-d’œuvre de Georges Bizet. L’initiative, saluée par un public enthousiaste, vise à attirer de nouveaux spectateurs vers le monde de l’opéra. Les créateurs de cette adaptation, Nils Strunk, Lukas Schrenk et Gabriel Cazes, avaient déjà fait leurs preuves avec des modifications réussies de « La Flûte enchantée » et « Le Roman d’échecs » au Burgtheater.

Cette production, dont la création remonte au 1er octobre 2025, plonge le spectateur treize ans après les événements de l’opéra original. Don José, sur le point d’être exécuté, revit les moments clés de sa vie à travers des flashbacks initiés par Moralès, interprété avec brio par Florian Carové. L’action se déroule dans le décor sombre et évocateur du Lilla’s Pastias Bar, où les musiciens et les acteurs partagent la scène.

L’intrigue revisitée met en lumière la complicité de Moralès dans la tragédie à venir. Il avait confié à un Don José naïf la tâche de surveiller Carmen, sachant pertinemment comment la séductrice utiliserait ses charmes pour échapper à la prison. La passion dévorante de Don José le mènera à libérer Carmen, au prix de sa propre incarcération. Carmen, quant à elle, savoure son pouvoir, consciente que son amour ne dure jamais plus de six mois. L’arrivée du toréador Escamillo comme nouvel amant de Carmen scelle son destin tragique. Prévoyant sa mort grâce à la lecture des cartes, elle choisit de ne pas fuir sa rencontre avec Don José. C’est devant les arènes de Séville qu’elle affrontera celui qui mettra fin à ses jours d’un coup de feu. La pièce se conclut sur une note mélancolique, avec Moralès, Micaëla et Escamillo réunis devant la tombe de Don José, tandis que Carmen, bien que présente dans le cimetière, reste à l’écart, sous une pluie battante.

La distribution vocale et scénique est unanimement saluée. Katia Ledoux incarne une Carmen magnétique, Anton Zetterholm un Don José tourmenté, Stefan Czerny un Escamillo charismatique, Julia Edtmeier une Micaëla et Dancaïro convaincantes, Florian Carové un Moralès impeccable et Gabriel Cazes donne vie au patron du bar, Lilla Pastia.

Musicalement, la production bénéficie de la direction de Gabriel Cazes au piano, à la tête d’un ensemble de cinq musiciens : Jörg Mikula (batterie/percussions), Bernhard Moshammer (basse/guitare/harmonica/chant), Hans Wagner (guitare/violoncelle/chant), Rina Kacinari (violoncelle/chant) et Dominique Fuss (trompette).

L’accueil du public fut triomphal, marqué par de longs applaudissements, des « bravi » et une standing ovation. La Volksoper propose d’ailleurs des offres combinées pour découvrir à la fois l’opéra « Carmen » et cette adaptation audacieuse, « Tuer Carmen », une excellente initiative pour démocratiser l’art lyrique.

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