Un ancien policier britannique a été condamné à deux ans et demi de prison pour avoir exercé un contrôle psychologique et une manipulation sur sa compagne, ainsi que pour avoir abusé de ses fonctions en accédant illégalement aux bases de données policières. L’affaire révèle une escalade de mensonges et de menaces visant à maintenir une relation basée sur la tromperie.
Michael Harvey, 65 ans, a été reconnu coupable de comportement contrôlant et coercitif par un tribunal britannique. Il a notamment simulé un cancer, affirmé avoir été victime d’abus sexuels durant son enfance et menacé de se suicider pour empêcher Catherine Dobson de mettre fin à la relation. Harvey avait également prétendu souffrir de syndrome de stress post-traumatique suite à son intervention lors du tsunami de 2004 au Sri Lanka.
Selon le tribunal, Harvey a rencontré Catherine Dobson en 2012 dans un supermarché Asda à Rawtenstall. Après l’avoir complimentée et suivie sur le parking, il avait relevé le numéro d’immatriculation de sa voiture et l’avait utilisée pour vérifier si elle était déjà en couple, en consultant les bases de données policières auxquelles il avait un accès non autorisé. Quelques mois plus tard, il a orchestré une « rencontre fortuite » pour obtenir son numéro de téléphone et l’inviter à un rendez-vous.
Il s’était présenté comme un policier solitaire spécialisé dans les enquêtes sur les crimes sexuels. « Je pensais qu’il ne pouvait pas y avoir de personne plus fiable que quelqu’un qui était payé pour protéger les femmes et les enfants », a témoigné Catherine Dobson devant le tribunal.
Harvey, qui était déjà marié au moment de sa rencontre avec Dobson, a dissimulé cette information. Au fil du temps, il l’a convaincue de l’héberger sans qu’il ne paie de loyer, invoquant des difficultés financières alors qu’il percevait 90 % de son salaire pendant un congé maladie. Après une année de menaces et de manipulations, Dobson a finalement contacté la police, ce qui a abouti à l’expulsion forcée de Harvey de son domicile.
Outre la peine de prison, le tribunal a interdit à Harvey de contacter ou d’approcher Catherine Dobson pendant une période de 10 ans. L’affaire met en lumière les dangers du contrôle psychologique et l’abus de pouvoir, même de la part d’anciens représentants de l’ordre.