Publié le 17 octobre 2025. Johns Hopkins inaugure sa première flotte de bus universitaires électriques, marquant une étape décisive vers ses objectifs de durabilité. Ces nouveaux véhicules, silencieux et propres, promettent de révolutionner le transport sur le campus.
- Première livraison de cinq bus électriques pour la navette universitaire.
- Objectif : une flotte entièrement électrique dans le cadre du plan climat de l’université.
- Amélioration de l’accessibilité et de l’efficacité grâce à des technologies innovantes.
C’est une image qui contraste avec le vacarme et les émissions des moteurs thermiques : un grand bus bleu, arborant fièrement le logo de l’Université Johns Hopkins, est arrivé. Plus qu’un simple moyen de transport, il symbolise un avenir plus propre pour le campus. Ces nouveaux véhicules, modèles XE40 de New Flyer Industries, capables d’accueillir 33 passagers assis et autant debout, marquent la première incursion de l’université dans les transports électriques.
Après des années de planification, la flotte de l’université, qui compte une douzaine de bus et transporte environ un million de passagers par an, accueille ses cinq premiers membres électriques. Bob McLean, vice-président des installations, a souligné l’importance de cet événement : « C’est une étape importante pour notre plan de développement durable. C’est un rappel visuel important de ce que nous essayons de réaliser, et c’est un atout formidable pour l’université. » L’objectif est clair : remplacer progressivement la flotte actuelle pour atteindre une transition complète vers l’électrique, conformément au plan climat et durabilité de l’institution.
Chaque bus, d’une autonomie de 16 à 18 heures de service effectif, est équipé de six batteries, quatre sur le toit et deux à l’arrière. Cette configuration permet une journée complète d’exploitation, de 6h à minuit, selon Greg Smith, directeur des services de transport. La Maryland Energy Administration et la société Academy Bus, qui exploite la flotte et assurera la recharge des véhicules dans son dépôt de Baltimore, ont contribué à la concrétisation de ce projet.
Au-delà de leur impact environnemental positif – chaque bus évitant le rejet de jusqu’à 110 tonnes de gaz à effet de serre par an par rapport à un modèle diesel – ces nouveaux transports apportent des améliorations notables pour les usagers. Le système d’embarquement pour les passagers en fauteuil roulant a été optimisé, avec un bras robotique sécurisant automatiquement les sièges sur simple pression d’un bouton. De plus, la technologie de freinage par récupération permet de recharger les batteries en convertissant l’énergie cinétique, augmentant ainsi l’autonomie du véhicule.
Pour les passagers, l’expérience est radicalement différente. « Vous découvrez à quoi ressemble l’avenir du transport sur le campus : propre, silencieux et efficace », a commenté Leana Houser, responsable du développement durable au Bureau des climats et de la durabilité de Johns Hopkins, lors d’un essai sur le campus. La conductrice Tana Edmunds, employée d’Academy Bus, a témoigné de la quiétude de ces nouveaux engins : « Le bus électrique est si silencieux et sans vibrations du moteur qu’il faut vérifier les voyants du tableau de bord pour s’assurer qu’il fonctionne. » Les futurs trajets, notamment sur la ligne très fréquentée Homewood-Peabody-JHMI, s’annoncent donc plus agréables pour tous.