Publié le 14 février 2026 17:15:00. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a critiqué l’ONU lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, estimant que l’organisation est souvent impuissante face aux crises mondiales et appelant à une réforme profonde. Il a mis en avant le rôle actif des États-Unis dans la résolution de plusieurs conflits récents.
- Marco Rubio a souligné les limites de l’ONU dans la résolution des conflits, notamment à Gaza.
- Il a insisté sur la nécessité d’une réforme de l’organisation internationale, tout en reconnaissant son potentiel.
- Le secrétaire d’État a rappelé l’engagement des États-Unis dans les crises en Ukraine, en Iran et au Venezuela.
Lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, Marco Rubio a exprimé des doutes quant à l’efficacité actuelle des Nations Unies (ONU) pour répondre aux défis géopolitiques contemporains. Il a reconnu l’importance des institutions internationales, héritées d’un ordre mondial passé, mais a estimé qu’elles nécessitent une adaptation urgente. Selon lui, la création de ces institutions ne doit pas être perçue comme une erreur, mais comme une opportunité d’évolution.
Cette critique intervient alors que l’administration Trump a récemment mis en place son propre conseil dédié à la paix, une initiative perçue en Europe, notamment en Allemagne, comme une alternative potentielle à l’ONU. L’initiative a suscité des réactions mitigées, certains y voyant une concurrence déloyale, d’autres une tentative de contourner les blocages institutionnels.
Rubio a illustré ses propos en évoquant le conflit israélo-palestinien, affirmant que l’ONU n’avait eu qu’un impact limité sur la situation à Gaza. Il a souligné que ce sont les États-Unis qui ont pris l’initiative d’un échange de prisonniers et d’un cessez-le-feu, bien que fragile. Il a également mis en avant le rôle des États-Unis dans la crise en Ukraine, les tensions avec l’Iran et le soutien apporté à la transition démocratique au Venezuela, qualifiant ces interventions de cruciales pour la stabilité régionale.
Enfin, le secrétaire d’État a rappelé que, dans un monde idéal, les différends internationaux seraient réglés par la diplomatie et des résolutions fortes. Il a toutefois reconnu que cette situation est loin d’être la réalité actuelle. Il a insisté sur la nécessité de ne plus tolérer les acteurs qui menacent la paix internationale et qui interprètent le droit international de manière subjective et opportuniste.
« Dans un monde parfait, les conflits seraient résolus par des moyens diplomatiques et des résolutions fortes – un idéal loin de la réalité. »
Marco Rubio, secrétaire d’État américain