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Un enseignant accusé de possession de matériel abusif

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Publié le 27.10.2025, 16h08. Mis à jour le 27.10.2025, 18h32. Un enseignant travaillant auprès d’enfants et de jeunes dans le comté de Møre og Romsdal est détenu depuis quatre semaines. La police le soupçonne de téléchargement, de partage et de stockage de matériel pédopornographique et craint qu’il ne détruise les preuves s’il était libéré.

  • L’homme, qui exerce également des fonctions auprès de jeunes en dehors de son emploi d’enseignant, est soupçonné d’avoir enfreint l’article 311 du Code pénal norvégien.
  • La justice s’inquiète de la possibilité que l’accusé se soit fait passer pour un enfant en ligne afin de contacter d’autres mineurs.
  • La police a découvert 44 adresses e-mail utilisées pour créer des comptes de stockage en ligne, et craint une destruction de preuves en cas de remise en liberté.

Un enseignant exerçant dans le comté de Møre og Romsdal, et également actif auprès d’enfants et de jeunes dans ses loisirs, a été placé en détention. La police norvégienne le soupçonne de délits graves liés à la diffusion et au stockage de matériel pédopornographique. L’homme est en prison depuis maintenant quatre semaines. Les autorités craignent qu’il ne puisse tenter de détruire des preuves si les mesures de détention étaient levées.

Les faits reprochés visent l’article 311 du Code pénal norvégien, portant sur la représentation d’abus sexuels sur des enfants ou la sexualisation d’enfants. Les premières conclusions du tribunal de première instance font état d’une incertitude quant à la provenance de certains documents, et suggèrent que l’accusé aurait pu usurper l’identité d’un enfant. La procureure de police, Cathrin Remøy, interrogée par NRK, a précisé que cette tactique permettait effectivement de faciliter le contact avec des mineurs, dans le but d’obtenir des images, d’engager des conversations à caractère sexuel, voire de commettre des abus.

La police a toutefois souligné qu’à ce stade, aucune preuve n’indique que l’enseignant ait commis d’agressions physiques. De même, rien ne suggère qu’il ait utilisé son statut professionnel pour obtenir des photographies ou des vidéos dans le cadre de ses fonctions. Mme Remøy a qualifié le nombre de pseudonymes et de méthodes employés par l’individu d' »effroyablement élevé » et a indiqué que l’enquête allait désormais se concentrer sur ces aspects.

La défense de l’homme, représentée par l’avocat Oddvar Aarsæther, n’a pour l’heure fait aucun commentaire. Les éléments du dossier révèlent que l’accusé aurait eu recours à des identités et des réseaux dissimulés pour masquer ses activités. Les enquêteurs ont identifié 44 adresses e-mail distinctes servant à l’ouverture de comptes de stockage en ligne. L’ampleur de ces comptes et les méthodes utilisées rendent l’obtention de l’ensemble des preuves particulièrement complexe.

La police craint qu’une remise en liberté de l’individu ne lui permette de supprimer facilement les contenus stockés, soit directement, soit par l’intermédiaire de tiers. Le tribunal a par conséquent ordonné que l’homme soit soumis à un contrôle postal et des visites durant sa détention. Cette mesure vise à l’empêcher de demander à d’autres personnes de se connecter à ses comptes pour effacer des données.

L’alerte initiale a été donnée par le NCMEC (National Center for Missing and Exploited Children), une organisation américaine dédiée à la prévention des abus sexuels sur enfants. La police affirme que l’enquête a renforcé ses soupçons et que cette affaire pourrait avoir des répercussions importantes sur la carrière de l’enseignant. L’homme a été interpellé il y a deux semaines, et une interdiction de publication avait été initialement imposée par la presse pour préserver l’intégrité des preuves.

L’employeur de l’enseignant et la direction de l’organisation où il intervient bénévolement ont été informés de la situation lundi après-midi. Le directeur de l’établissement scolaire a indiqué suivre les procédures en vigueur, précisant qu’une suspension de l’enseignant était la suite logique dans l’attente de l’avancement de l’enquête. Le président de l’organisation de loisirs a quant à lui annoncé que l’homme avait démissionné de toutes ses fonctions en début de semaine.

L’avocat de la défense avait initialement souhaité que la presse s’abstienne de couvrir l’affaire, invoquant le respect de la vie privée de la famille de son client. Cette demande avait été examinée par le tribunal de district. Bien que ce dernier ait initialement refusé une nouvelle prolongation de la détention, il a finalement accédé à la demande d’interdiction de publication jusqu’à ce que la cour d’appel de Frostating statue. Cette dernière a levé l’interdiction lundi après-midi, rendant désormais publique l’affaire.

Correction : Une version précédente de cet article indiquait que l’homme était accusé de production de matériel illégal. Il est en réalité poursuivi en vertu de l’article 311 du Code pénal norvégien, qui concerne la diffusion. La police affirme cependant qu’il est actuellement soupçonné de stockage, de téléchargement et de partage de ce type de contenu.

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