Mis à jour le mercredi 5 novembre à 13h01. Hamse Ali a été acquitté par le tribunal du district de Hordaland dans une affaire de faux témoignage. L’homme de 26 ans était accusé d’avoir menti concernant une agression raciste dont il aurait été victime, alors que les preuves suggèrent un accident de trottinette électrique.
- Hamse Ali a été acquitté des accusations de faux témoignage.
- Le tribunal a retenu la thèse de faux souvenirs, potentiellement causés par un traumatisme crânien et l’alcool.
- La police pensait que ses blessures étaient dues à une chute de trottinette.
L’affaire remonte à la nuit du 22 septembre de l’année dernière, lorsque Hamse Ali s’est présenté aux urgences avec de graves contusions au visage. Il avait alors déclaré avoir été victime d’une violente agression raciste de la part de plusieurs individus dans le parc de Nygårdsparken. Cependant, une enquête policière a révélé des incohérences avec cette version des faits.
Les données issues de la trottinette électrique utilisée par M. Ali ont suggéré un accident. De plus, une analyse sanguine a révélé un taux d’alcoolémie. La police a émis l’hypothèse que les blessures de Hamse Ali étaient le résultat d’une chute de trottinette plutôt que d’une agression.
Hamse Ali avait plaidé non coupable des accusations de parjure, affirmant qu’il avait témoigné selon ce dont il se souvenait. « Je me suis expliqué en fonction de ce que j’avais en tête tout le temps. Je n’ai pas essayé de mentir », a-t-il déclaré devant le tribunal, selon un rapport des médias.
Le jeune homme de 26 ans a indiqué avoir beaucoup réfléchi après avoir pris connaissance des éléments techniques qui ne corroboraient pas son récit initial.
Faux souvenirs
Fin octobre, un neuropsychologue, Knut Dalen, a présenté un rapport sur la question des faux souvenirs. Selon lui, il est plausible que Hamse Ali n’ait pas intentionnellement menti, mais que son explication ait été influencée par de faux souvenirs. Ces derniers auraient pu être provoqués par une combinaison d’un traumatisme crânien et de la consommation d’alcool.
« Les personnes ayant subi une commotion cérébrale peuvent être particulièrement vulnérables aux faux souvenirs, notamment lorsqu’elles sont exposées à l’alcool », a expliqué M. Dalen, précisant que ces problèmes peuvent persister même après un rétablissement apparent.
Au vu de ces éléments, le procureur a demandé l’acquittement de Hamse Ali, arguant que ses déclarations relevaient de faux souvenirs déclenchés par un problème de santé.