Une importante opération de police a perturbé mercredi après-midi l’hôpital Vivantes Klinikum Am Urban à Berlin-Kreuzberg. Les forces de l’ordre sont intervenues sur place en raison de la suspicion d’une situation dangereuse, entraînant le bouclage d’une large partie du secteur autour de la clinique. L’intervention est désormais terminée, sans qu’aucune confirmation de menace n’ait été établie.
Selon les informations recueillies par le Berliner Morgenpost, un individu aurait d’abord contrôlé un bus avant de sortir une arme à feu. L’homme se serait ensuite dirigé vers l’hôpital. Malgré d’intenses recherches menées par les forces de l’ordre dans l’établissement, le suspect n’a pas pu être retrouvé. L’opération, qui avait débuté dans l’après-midi, a pris fin en début de soirée.
Pendant près d’une heure, les patients se sont vus interdire de quitter la clinique. Aux alentours de 15h, l’atmosphère est redevenue plus calme devant l’hôpital. Un patient, âgé de 60 ans et se déplaçant en fauteuil roulant suite à une blessure au pied, a témoigné de l’inquiétude ressentie : « J’étais sur le point de prendre l’ascenseur pour descendre et sortir. Mais soudain, j’ai vu des membres du SEK [Service d’intervention spécialisé de la police de Berlin] avec des fusils d’assaut. L’un d’eux m’a dit de rester ici, au quatrième étage de la salle. Nous nous sommes sentis enfermés. Personne ne savait ce qui se passait. »
Finalement, la clinique a pu rouvrir ses portes. « La Clinique Urbaine est de nouveau accessible. Aucun patient ni employé n’a été blessé. Nous remercions la police pour son action rapide et prudente », a communiqué l’établissement sur le réseau social X. La police a également levé le périmètre de sécurité à 15h26, confirmant que « la situation de danger supposée n’a pas été confirmée ». Il était toutefois précisé qu’un homme aurait menacé le personnel soignant avant de se dissimuler dans l’hôpital. « La fouille du bâtiment par nos services d’urgence s’est révélée négative. »
Le Vivantes Klinikum Am Urban a déjà été le théâtre d’interventions policières d’envergure par le passé, souvent dans des contextes liés à la prise en charge de membres de familles influentes. En février 2024, suite à un violent règlement de comptes dans la rue voisine de Graefestrasse, plusieurs personnes blessées par arme blanche avaient été admises à l’hôpital. À l’époque, des proches des victimes présumées avaient bloqué le service des urgences, rendant nécessaire une protection par les forces de l’ordre, sans qu’aucun incident ne survienne au sein de l’établissement.
En avril 2020, durant la première vague de la pandémie de Covid-19, le décès de la mère d’un homme présenté comme un membre présumé d’un clan influent avait entraîné un rassemblement de près de 120 personnes devant l’hôpital. Ce rassemblement avait brièvement fait sauter les barrières et ignoré les règles de distanciation et d’hygiène alors en vigueur, nécessitant une mobilisation policière sur plusieurs jours.
Plus récemment, en novembre 2023, l’hôpital avait connu deux opérations policières simultanées. D’une part, un appel pour une fausse agression par balle avait été lancé au 911, et d’autre part, un patient s’en était pris au personnel soignant.