Un réseau de cybercriminalité spécialisé dans l’extorsion et l’usurpation d’identité a été démantelé le 19 février 2026 par la police de Ndamatou/Touba. L’affaire, déclenchée par le témoignage d’une victime de harcèlement en ligne, révèle une méthode sophistiquée impliquant l’intelligence artificielle pour commettre des abus.
L’enquête a rapidement permis d’identifier le principal suspect : l’ex-beau-frère de la plaignante. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’individu s’est livré à une collecte illicite de données à caractère pornographique, à des escroqueries, du chantage et de l’usurpation d’identité.
Le mode opératoire mis en place était particulièrement ingénieux. L’homme téléchargeait les photos et vidéos de son ex-belle-sœur, publiées sur son compte WhatsApp, pour créer de faux profils en ligne. Pour rendre ses impostures plus crédibles, il recourait à des outils d’Intelligence Artificielle (IA) afin de modifier sa voix en temps réel lors d’appels audio et vidéo.
Sous cette fausse identité féminine, il attirait ensuite des victimes potentielles, leur envoyait des fichiers à caractère sexuel et leur demandait de l’argent ou du crédit téléphonique. Plusieurs personnes ont déjà été auditionnées par la police. Parmi elles, certaines ont vu leur image gravement compromise et utilisée à des fins de prostitution virtuelle, d’autres ont été invitées à des appels vidéo à caractère exhibitionniste après avoir été séduites par la voix synthétique du suspect, et une troisième a réalisé la supercherie lorsque le suspect, se faisant passer pour une amie, lui a demandé une aide financière.
Confronté aux preuves numériques accumulées, le mis en cause a fini par avouer l’intégralité des faits. Il a reconnu avoir collecté un grand nombre d’images compromettantes de ses victimes grâce à ce stratagème. Il a été placé en garde à vue et l’enquête se poursuit afin d’identifier toutes les personnes lésées par ce réseau criminel.