Publié le 20 février 2026 à 21h31. L’Institution de gestion du fonds d’éducation indonésien (LPDP) enquête sur un couple de boursiers, dont la femme a suscité la polémique en annonçant la nationalité britannique de ses enfants, et dont le mari est soupçonné de ne pas avoir rempli ses obligations de contribution envers l’Indonésie.
- Le mari de la femme, également boursier du LPDP, est convoqué pour s’expliquer sur le non-respect présumé de ses engagements.
- Le LPDP menace de sanctions, pouvant aller jusqu’au remboursement des fonds de bourse, si les obligations de contribution ne sont pas honorées.
- L’institution réaffirme son engagement à appliquer les règles de manière équitable à tous ses boursiers.
L’affaire a éclaté suite à une vidéo virale publiée sur Instagram par une femme identifiée uniquement par ses initiales, DS. Dans cette vidéo, elle partageait sa joie d’avoir reçu un document officiel du ministère de l’Intérieur britannique confirmant l’acquisition de la nationalité britannique par son deuxième enfant, et affichait le passeport correspondant. Elle a ensuite exprimé son intention de permettre à ses enfants d’acquérir d’autres nationalités étrangères.
La publication a provoqué une vive réaction sur les réseaux sociaux, notamment en raison des propos de DS, qui ont été rapportés ainsi :
« Je sais que le monde semble injuste, mais il me suffit d’être citoyenne indonésienne, pas mes enfants. Nous essayons d’avoir des enfants avec des passeports étrangers solides. »
DS
Le LPDP a exprimé ses regrets face à cette controverse, soulignant que les actions de DS ne reflétaient pas les valeurs d’intégrité et d’éthique qu’elle était censée incarner en tant qu’ancienne boursière. L’institution a également annoncé qu’elle menait une enquête interne concernant le mari de DS, dont les initiales sont AP, également ancien boursier du LPDP.
Selon le LPDP, tous les bénéficiaires de bourses sont tenus d’effectuer une période de service pour contribuer au développement de l’Indonésie, équivalente à deux fois la durée de leurs études plus un an. Dans le cas de DS, qui a étudié pendant deux ans, cet engagement s’élève à cinq ans. L’institution soupçonne AP de ne pas avoir respecté cette obligation.
Le LPDP a précisé que DS avait achevé ses études de maîtrise en août 2017 et avait rempli toutes ses obligations de service conformément aux règles en vigueur. Par conséquent, l’institution n’a plus de lien juridique avec elle. Cependant, elle a indiqué qu’elle tenterait de contacter DS pour l’inciter à faire preuve de plus de discernement dans l’utilisation des médias sociaux et à prendre conscience de ses responsabilités nationales en tant qu’ancienne boursière.
L’institution a réaffirmé son engagement à appliquer les règles de manière équitable et transparente à tous ses boursiers, et a averti que des sanctions sévères, pouvant aller jusqu’au remboursement intégral des fonds de bourse, seraient imposées à ceux qui ne respecteraient pas leurs obligations de contribution envers l’Indonésie.