Home Accueil Un leader étudiant mécontent du soutien aux études accordé aux étudiants dans le budget de l’État – NRK Vestfold et Telemark – Actualités, télévision et radio locales

Un leader étudiant mécontent du soutien aux études accordé aux étudiants dans le budget de l’État – NRK Vestfold et Telemark – Actualités, télévision et radio locales

0 comments 76 views

Publié le 16 octobre 2025, 11h36. Une hausse timide des bourses étudiantes proposée par le gouvernement norvégien suscite la colère des étudiants et des syndicats, qui dénoncent un manque de soutien face à l’augmentation du coût de la vie. La promesse d’un renforcement de l’économie étudiante ne serait pas tenue, selon les critiques.

  • Le gouvernement propose une augmentation mensuelle de 320 couronnes norvégiennes (NOK) pour les bourses étudiantes.
  • Les organisations étudiantes estiment que cette hausse est insuffisante pour couvrir le déficit mensuel de 5 450 NOK constaté par les étudiants.
  • L’opposition et les syndicats étudiants jugent cette mesure décevante et appellent le gouvernement à revoir sa copie.

Alors que les prix des biens et services ne cessent d’augmenter, les étudiants norvégiens s’inquiètent de leurs finances. Ada Margrethe Seim, responsable étudiante à l’Université de Norvège du Sud-Est (USN), témoigne des difficultés rencontrées : « Il coûtera plus cher d’acheter de la nourriture, il coûtera plus cher de voyager à l’étranger. Les vêtements et les dentistes coûteront plus cher. » Elle s’appuie sur les calculs de l’Organisation des étudiants norvégiens (NSO) qui chiffrent la perte mensuelle des étudiants à plus de 5 000 NOK.

La proposition du gouvernement travailliste de ne revaloriser les bourses que de 320 NOK par mois est jugée « extrêmement décevante » par Seim. « Nous perdons encore », affirme-t-elle.

Le directeur de la NSO, Sigve Næss Røtvold, se montre tout aussi critique. Dans un communiqué, il souligne que la bourse étudiante devrait être indexée sur l’inflation attendue. « Ce n’est pas viable. Cela signifie que les étudiants devront passer encore plus de temps au travail qu’en salle de lecture l’année prochaine », déplore-t-il. Il estime que le Parti travailliste ne tient pas ses promesses électorales visant à renforcer l’économie étudiante, alors qu’il avait promis un meilleur soutien pour garantir l’égalité d’accès à l’éducation.

Mia Bentsen Mørch, étudiante en protection de l’enfance à l’USN, illustre cette précarité. Actuellement rémunérée un peu plus de 11 000 NOK par mois, elle explique que ce revenu ne lui suffirait pas si elle devait en vivre exclusivement. Pour joindre les deux bouts, elle rentre chez elle chaque week-end pour travailler, sacrifiant ainsi sa vie sociale et générant un stress financier constant. « Cela m’affecte psychologiquement de ne pas avoir un contrôle total sur le montant d’argent que je peux dépenser chaque mois », confie-t-elle.

Simen Velle, nouveau responsable de l’éducation au sein du Parti du Progrès (Frp), qualifie la proposition gouvernementale d’« embellissement de la vérité ». « Aucun étudiant n’a de raison de faire la fête aujourd’hui », déclare-t-il, reprochant au gouvernement de privilégier d’autres dépenses plutôt que l’amélioration du quotidien des étudiants. Il appelle à la présentation d’un budget qui soit réellement supportable pour les étudiants.

Du côté du Parti Vert, Siren Jensen, représentante au Storting, parle de « crise pour l’économie étudiante ». Elle estime que le gouvernement, avec son projet de budget, rend la vie étudiante en Norvège encore plus difficile. « Le Parti Vert espérait que ce serait enfin le tour des étudiants, avec un soutien dont ils pourraient vivre », affirme-t-elle.

Face à ces critiques, la ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, Sigrun Aasland (Ap), défend la politique de son gouvernement. Elle affirme que les étudiants ont bénéficié d’une augmentation significative de leur aide au cours des quatre dernières années, totalisant 44 000 NOK supplémentaires par an entre l’automne 2021 et l’automne 2026. Elle annonce également un engagement à indexer la bourse d’études sur le montant de base de l’assurance nationale, afin de rendre les augmentations plus prévisibles.

La ministre met par ailleurs en avant l’effort de construction de logements étudiants. « Les frais de logement constituent la dépense la plus importante du budget étudiant. L’augmentation du nombre de logements étudiants contribue à réduire la pression sur le marché locatif », explique-t-elle. Actuellement, 5 000 logements sont en construction, et le gouvernement prévoit d’en réaliser 12 000 au cours des quatre prochaines années.

Interrogée sur le fossé entre l’augmentation proposée et le déficit réel des étudiants, Sigrun Aasland reconnaît qu’il est difficile d’éviter totalement le travail étudiant en parallèle des études. Elle souligne cependant la volonté du gouvernement de trouver un meilleur équilibre et rappelle que le travail peut aussi être une expérience formatrice.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.