Publié le 2025-10-15 11:27:00. Un médecin suppléant est accusé de plusieurs fautes professionnelles, notamment l’administration de médicaments à des mineurs sans consentement parental et une mauvaise orientation de patientes. L’affaire est examinée par un comité d’aptitude à exercer du Conseil médical.
- Une docteure est accusée d’avoir donné un médicament à une mineure sans l’accord de sa mère et sans identifier la substance.
- Des manquements dans le suivi de patientes mineures, incluant un diagnostic hâtif d’infection oculaire et une prescription inappropriée concernant des antibiotiques et de l’asthme, sont reprochés.
- La docteure aurait également omis de référer adéquatement une patiente pour une évaluation de masses mammaires auprès du service spécialisé, préférant une échographie privée.
Le Conseil médical a entendu mardi les allégations portées contre le Dr Theodora Christova, médecin suppléant d’origine grecque, qui travaillait dans un centre médical du Midwest en 2019. Recrutée via une agence pour remplacer le Dr Yvonne Williams, la praticienne est visée par plusieurs griefs concernant des consultations entre le 14 et le 18 octobre de cette année-là. Le Dr Christova n’a pas assisté à l’enquête.
Parmi les faits reprochés, le 15 octobre, le Dr Christova aurait diagnostiqué une infection oculaire chez une patiente mineure (désignée comme « patient A ») sans examiner correctement l’œil. Elle aurait également refusé de procéder à un examen d’asthme et d’administrer une injection contre la grippe pour laquelle la consultation avait été initialement prévue. Plus grave encore, lors de la consultation d’une autre mineure (« patiente B »), le Dr Christova aurait sorti un comprimé de son sac personnel et l’aurait administré, en tout ou en partie, à la jeune fille sans demander l’avis de sa mère, présente. Le comité a appris qu’elle n’avait pas non plus identifié le médicament ni expliqué son usage à la patiente ou à sa mère.
Le 17 octobre, un patient mineur de sexe masculin, se plaignant de toux, aurait reçu des instructions inappropriées de la part du Dr Christova. Le père du jeune patient aurait été informé que les inhalateurs pour l’asthme de son fils ne devaient pas être utilisés concomitamment avec les antibiotiques prescrits par le médecin. Parallèlement, une autre patiente n’aurait pas été correctement orientée vers le service national de référence pour les seins pour une évaluation de masses mammaires. L’enquête révèle que le Dr Christova avait prescrit une échographie auprès d’un prestataire privé.
Les préoccupations soulevées par le comportement du Dr Christova ont conduit le Dr Williams, médecin principal du centre, à interrompre son congé annuel. L’agence de recrutement a, quant à elle, demandé au Dr Christova de ne pas se présenter le 18 octobre. Le Dr Mary Davin-Power, membre du comité, a interrogé le Dr Williams sur d’éventuels problèmes de compréhension linguistique avec le Dr Christova. Bien que le Dr Williams ait affirmé que les échanges initiaux concernant la prise de poste s’étaient bien déroulés, elle a mentionné que certains patients s’étaient plaints d’un manque de maîtrise de l’anglais par le Dr Christova, information qui n’a cependant pas été intégrée dans sa plainte officielle.
Le comité a conclu que toutes les démarches possibles avaient été entreprises pour informer le Dr Christova des conséquences de sa non-participation à l’enquête. Conformément aux règles, l’identité des patients mineurs concernés par les allégations, ainsi que celle de leurs parents entendus comme témoins, a été anonymisée. L’anonymisation a également été appliquée à l’identité des autres patients impliqués dans l’affaire. L’enquête doit se poursuivre mercredi.