Home Santé Un médicament courant contre le diabète associé à une « longévité exceptionnelle » chez les femmes : ScienceAlert

Un médicament courant contre le diabète associé à une « longévité exceptionnelle » chez les femmes : ScienceAlert

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Publié le 24 septembre 2025. Une étude menée sur des femmes américaines suggère que la metformine, un médicament couramment utilisé pour traiter le diabète de type 2, pourrait être associée à une plus grande longévité, avec un risque réduit de décès avant l’âge de 90 ans.

  • Les femmes diabétiques de type 2 traitées à la metformine présentaient un risque de mortalité inférieur de 30 % avant 90 ans par rapport à celles traitées avec un autre médicament, la sulfonylurée.
  • La metformine est considérée comme un médicament gérothérapeutique, capable de ralentir divers processus de vieillissement.
  • Les chercheurs soulignent que des essais cliniques randomisés sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

Des scientifiques américains et allemands ont analysé les données d’une étude de longue durée portant sur 438 femmes ménopausées aux États-Unis. La moitié de ces femmes prenaient de la metformine pour gérer leur diabète de type 2, tandis que l’autre moitié était traitée avec un médicament alternatif, la sulfonylurée. Les résultats, publiés dans le Journal de gérontologie : sciences médicales, révèlent une différence significative en termes de longévité.

L’étude a révélé que les participantes ayant débuté un traitement à la metformine avaient une probabilité 30 % plus faible de décéder avant l’âge de 90 ans que celles ayant pris de la sulfonylurée. Bien que cette recherche ne puisse établir un lien de causalité direct – les participantes n’ayant pas été assignées aléatoirement aux différents traitements – elle apporte un éclairage intéressant sur le potentiel de la metformine en matière de longévité.

Les chercheurs expliquent que la metformine agit sur plusieurs mécanismes liés au vieillissement.

« Il a été démontré que la metformine cible plusieurs voies du vieillissement et a donc été postulée comme un médicament susceptible de prolonger la longévité humaine. »

Chercheurs, Journal de gérontologie : sciences médicales

La metformine est utilisée depuis des décennies et est de plus en plus étudiée pour ses effets potentiels sur le vieillissement. Des recherches antérieures ont suggéré qu’elle pourrait ralentir la détérioration cognitive chez les singes et même réduire le risque de développer un syndrome post-COVID persistant selon une étude. Elle est également connue pour limiter les dommages à l’ADN et favoriser l’activité des gènes associés à une vie longue et en bonne santé.

Il est important de noter que l’étude a ses limites. L’absence de groupe placebo et la taille relativement modeste de l’échantillon nécessitent une interprétation prudente des résultats. Cependant, la longue période de suivi – en moyenne 14 à 15 ans – constitue un atout majeur, permettant d’observer l’impact du traitement sur la longévité à long terme.

« Un avantage clé de notre analyse était la longue période de suivi après le début du traitement, permise par l’examen d’une cohorte avec un suivi approfondi depuis la quarantaine jusqu’à 90 ans et plus, ce qui n’est pas réalisable dans les essais contrôlés randomisés typiques. »

Chercheurs, Journal de gérontologie : sciences médicales

Les chercheurs envisagent désormais de mener des essais cliniques randomisés pour confirmer ces observations et mieux comprendre les mécanismes par lesquels la metformine pourrait influencer la longévité. Dans un contexte de vieillissement de la population mondiale, la recherche de stratégies pour vivre plus longtemps et en meilleure santé reste une priorité. Des études sur l’alimentation et le sommeil contribuent également à cette quête.

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Les chercheurs soulignent que l’approche géroscientifique, qui considère le vieillissement biologique comme un processus malléable, ouvre la voie à de nouvelles interventions thérapeutiques et préventives visant à ralentir le vieillissement et à prévenir les maladies liées à l’âge.

« L’hypothèse géroscientifique postule que le vieillissement biologique est malléable et que son ralentissement peut retarder ou prévenir l’apparition de multiples maladies et handicaps liés à l’âge. »

Chercheurs, Journal de gérontologie : sciences médicales

Une version antérieure de cet article a été publiée en juin 2025.

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