Publié le 2025-11-01 18:01:00. Un navire cargo inhabituel, le VIVA 962, a suscité l’émoi le long de la côte bulgare de la mer Noire, intriguant les autorités par son apparition soudaine et son équipage réduit à seulement deux personnes.
- Un navire de transport, le VIVA 962, a jeté l’ancre de manière inattendue au large du Cap Emine.
- Seuls deux marins, de nationalité ukrainienne, se trouvaient à bord, affirmant venir de la région portuaire russe de Port Kavkaz.
- Les documents du navire sont tous périmés depuis 2024, soulevant de sérieuses questions quant à sa légalité et son objectif.
L’incident, qui paralyse depuis plusieurs jours les institutions de Bourgas, a débuté la semaine dernière avec l’arrivée du VIVA 962, un navire de 84 mètres construit en 1993, initialement destiné au transport d’huiles comestibles. Sa présence, sans préavis aux autorités portuaires de Bourgas, a d’emblée éveillé les soupçons. La communication radio initiale, où une personne se présentant comme le capitaine indiquait une escale pour réparations, n’a fait qu’accroître l’interrogation, aucune notification préalable n’ayant été enregistrée par les services maritimes locaux.
Une inspection d’urgence a rapidement été organisée par l’Administration maritime et la Police des frontières. Les résultats ont été pour le moins déconcertants : au lieu d’un équipage conforme à la taille et à la nature du navire, seuls deux individus, se déclarant capitaine et mécanicien, étaient présents. Tous deux, citoyens ukrainiens, affirment avoir entrepris une traversée longue et périlleuse depuis le port russe de Port Kavkaz, un exploit dont les détails restent pour l’heure un mystère. Cette situation soulève immédiatement d’importantes préoccupations sécuritaires.
La situation s’est corsée lors de la vérification des papiers du navire. Les certificats et documents officiels du VIVA 962 se sont avérés être tous expirés depuis 2024. Un responsable de l’État, s’exprimant sous couvert d’anonymat auprès de Maritime.bg, a qualifié le navire de « fantôme, sans rien pour le légitimer en tant que navire de transport maritime international ». Il a toutefois précisé que les passeports des deux marins ukrainiens étaient en règle, et qu’ils devaient être de vrais marins pour avoir réussi à acheminer le navire jusqu’à Emine.
Il a également été constaté que le VIVA 962 était en situation de sous-approvisionnement en carburant. Face à ces constats alarmants, le capitaine du port a ordonné son transfert immédiat vers la rade de Bourgas. Le navire est désormais sous arrêt judiciaire, le temps que toutes les circonstances entourant cette affaire soient élucidées. Compte tenu de la gravité des irrégularités constatées, le dossier a été transmis à des instances supérieures.
Selon les informations recueillies par Maritime.bg, le parquet, l’agence des douanes et l’agence nationale pour la sécurité nationale (DANS) ont été alertés. Une enquête approfondie est en cours pour déterminer l’objectif réel de la traversée, l’identité du propriétaire du navire, et les raisons qui ont conduit à entreprendre ce périple à haut risque.