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Un projet sans OGM dévoile une étude de consommation sur les aliments ultra-transformés

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Publié le 2025-10-17 18:42:00. Une nouvelle étude révèle un fossé significatif entre la perception des consommateurs américains et la réalité de leur alimentation, particulièrement concernant les aliments ultra-transformés. Ce rapport, intitulé « Déconnecté », met en lumière quatre lacunes majeures qui affectent le public et suggère une volonté croissante de transparence et de contrôle sur ce que l’on consomme.

  • Malgré une volonté de 70 % d’éviter les aliments ultra-transformés (AUP), les Américains peinent à les identifier.
  • Près des deux tiers des consommateurs souhaitent exercer un plus grand contrôle sur la composition de leur alimentation.
  • La transformation des aliments a un impact plus important sur les décisions d’achat que les certifications bio, sans OGM ou durables pour 57 % des acheteurs.

L’enquête, menée en juin 2025 auprès de 1 003 adultes américains par le Food Integrity Collective, une émanation du projet Non-GMO, et Linkage Research, a révélé plusieurs constats frappants. Les consommateurs sous-estiment largement leur propre consommation d’aliments ultra-transformés, et font davantage confiance aux labels nutritionnels qu’aux fabricants, qui figurent parmi les sources d’information les moins fiables à leurs yeux. L’étude souligne également que 83 % des Américains désirent en apprendre davantage sur les procédés de fabrication des aliments qu’ils achètent. Fait notable, près de 60 % des sondés se disent plus enclins à acheter des produits portant la mention « non AUP » (sans aliments ultra-transformés).

Cette recherche intervient dans un contexte de forte médiatisation des aliments ultra-transformés, avec une augmentation de plus de 300 % de la couverture médiatique en 2024. Parallèlement, les industriels ont lancé plus de 1 451 produits étiquetés « peu transformés » depuis 2021, témoignant d’une réponse du marché aux préoccupations croissantes. Ces données visent à éclairer les marques, les distributeurs, les décideurs politiques et les acteurs de la santé publique pour les aider à reconnecter le public avec des aliments plus nourrissants.

Le Projet Non-OGM, pionnier de la certification du même nom et de son emblème papillon depuis 2012, lance également un programme de vérification pour les aliments non ultra-transformés. Ce programme, qui se veut le premier du genre dans le secteur, a déjà convaincu 16 marques alimentaires de participer à sa phase pilote. L’objectif est d’établir un nouveau standard dans l’industrie. Un porte-parole du Projet Non-OGM a clarifié en septembre la définition d’un aliment ultra-transformé : « Les aliments ultra-transformés sont des produits qui ont subi un traitement industriel approfondi, utilisant souvent de multiples additifs synthétiques, des ingrédients raffinés ou des formulations reconstituées qui modifient considérablement leur structure et leur fonction d’origine. Non-UPF Verified limite la transformation à ce qui est essentiel pour la sécurité et la conservation, maintient des liens plus étroits avec les origines des aliments entiers et évite les techniques industrielles et les additifs qui définissent les AUP. La norme non-UPF Verified évalue à la fois les ingrédients et les méthodes de transformation, fournissant un cadre rigoureux pour guider les fabricants et aider les consommateurs à naviguer dans un paysage alimentaire hautement transformé. »

Hans Eisenbeis, directeur de la mission et de la messagerie du Projet Non-GMO, a souligné lors d’un webinaire : « La nourriture ne nous rend pas plus forts mais plus faibles. » Seuls 50 % des consommateurs identifient d’ailleurs les boissons gazeuses comme ultra-transformées, illustrant le manque de clarté persistant dans la perception du public.

Consulter le rapport complet.

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