Publié le 2025-11-04 18:34:00. Un éleveur de chiens primé, déjà interdit de posséder des animaux, a été condamné à une interdiction à vie suite à la découverte de chiots entassés dans des cages dans des conditions d’insalubrité extrême à Dublin.
- Anthony Costello, 45 ans, a écopé de quatre mois de prison avec sursis pour négligence grave envers six chiens.
- La maison qu’il occupait à Swords était imprégnée d’une odeur insoutenable d’excréments et d’eaux usées.
- Il s’agit d’une récidive, l’homme ayant déjà été condamné pour des faits similaires en 2022.
Les faits remontent au 8 novembre 2024, lorsque les autorités locales, alertées par la Dublin Society for the Prevention of Cruelty to Animals (DSPCA), ont mené une perquisition au domicile d’Anthony Costello, situé Church Road, à Swords. Ce qu’ils ont découvert était consternant : six chiens, dans un état de délabrement avancé, étaient détenus dans des conditions déplorables. Empilés dans des cages, les animaux n’avaient ni accès à l’eau ni à la nourriture, et la maison ainsi que le jardin environnant dégageaient une odeur « irrésistible » d’excréments et d’urine, symptôme d’un environnement profondément insalubre. Le tribunal de district de Dublin a été saisi de l’affaire par le Fingal Co Council, qui a porté 12 chefs d’accusation contre M. Costello en vertu de la loi de 2013 sur la santé et le bien-être des animaux.
L’accusé a plaidé coupable pour six chefs d’accusation de négligence et six autres pour avoir causé des souffrances inutiles aux animaux. Le juge Anthony Halpin a qualifié la situation de « grave infraction », décrivant l’environnement comme « totalement inadapté » aux animaux, tout en reconnaissant que l’accusé n’avait pas eu l’intention délibérée de leur nuire. Néanmoins, le magistrat a souligné que l’homme avait visiblement ignoré les problèmes, menant à une « indifférence totale à l’égard de la santé et de la sécurité des animaux ». Cette attitude a conduit le juge à estimer que la sanction devait refléter la gravité de cette négligence.
Les descriptions vétérinaires, corroborées par des photographies présentées au tribunal, ont dressé un tableau alarmant de l’état des six chiens. Un Wheaten Terrier présentait un pelage très emmêlé et était en sous-poids, une condition partagée par un second chien de la même race. Une chienne de huit mois était presque aveugle en raison de cataractes, tandis qu’un chiot de six mois souffrait d’insuffisance musculaire et portait une cicatrice à l’épaule. Une autre femelle était également en sous-poids, et le sixième animal, âgé de six mois, était atteint de vers et très amaigri.
Ces faits sont d’autant plus graves que M. Costello avait déjà été condamné pour des infractions similaires en novembre 2022, échappant alors à l’emprisonnement mais écopant d’une interdiction de posséder des animaux pendant 10 ans. Malgré cette interdiction, il a récidivé, manquant de signaler les changements de situation au conseil local. La défense a tenté de minimiser la responsabilité de l’accusé, invoquant des problèmes de drainage dans la propriété louée, qui auraient causé l’odeur. Il a également été mentionné que M. Costello, par le passé, avait remporté de nombreux prix pour l’élevage de ses chiens, et qu’il s’occupait actuellement de son père âgé. L’avocat de la défense a également souligné que Costello n’avait pas détenu de chien depuis les faits.
Le tribunal a pris en compte le plaidoyer de culpabilité, qui a permis d’éviter un long procès. Cependant, les frais engagés par la commune pour les soins des animaux, s’élevant à 14 644 €, ainsi que des frais de justice de 1 850 €, semblent difficilement récupérables. Le juge a donc prononcé une peine de quatre mois de prison avec sursis pendant deux ans et, fait marquant, a étendu l’interdiction de posséder des animaux à vie, tout en laissant une porte ouverte à un éventuel réexamen dans le futur.