Publié le 9 février 2024 04:07:00. Tomy Carranza Ladry a été reconnu coupable de meurtre au deuxième degré pour la mort d’un enfant de 18 mois survenue dans une garderie de L’Assomption, au Québec, en décembre 2023. Le verdict met fin à un procès émotif qui a soulevé des questions sur les circonstances entourant ce tragique événement.
- Tomy Carranza Ladry a été reconnue coupable de meurtre au deuxième degré.
- Le jury a rejeté l’argument de l’homicide involontaire avancé par la défense.
- La peine encourue est l’emprisonnement à perpétuité, avec une période minimale de 10 ans avant d’être admissible à la libération conditionnelle.
Le verdict a été rendu dimanche matin au palais de justice de Joliette, après deux jours et demi de délibérations. Tomy Carranza Ladry, qui était employée de la garderie au moment des faits, avait admis avoir agressé le jeune enfant. L’enfant avait été grièvement blessé en décembre 2023 et son décès a été confirmé à l’hôpital peu après.
La procureure de la Couronne, Sarah Beaudry Leclerc, s’est dite satisfaite du verdict, soulignant la nature bouleversante de l’affaire.
« Ce verdict, je l’espère, apportera un peu de paix à la famille et leur permettra de commencer leur deuil. »
Sarah Beaudry Leclerc, procureure de la Couronne
Au cours du procès, la défense a mis en avant l’état mental perturbé de Carranza Ladry, attribuant ses actions à un mélange d’alcool, de fatigue et d’anxiété. Un psychiatre témoin avait expliqué que son jugement était altéré. Cependant, la Couronne a soutenu que, même sans intention de tuer, Carranza Ladry avait agi avec l’intention de causer des blessures graves, sachant qu’elles pouvaient entraîner la mort, et qu’elle avait manifesté une indifférence face à ce risque.
Une interdiction de publication protège l’identité de la victime. Le juge déterminera ultérieurement ce mois-ci la durée de la peine que Tomy Carranza Ladry devra purger avant de pouvoir demander sa libération conditionnelle. Une condamnation pour meurtre au deuxième degré entraîne automatiquement une peine d’emprisonnement à perpétuité, avec un minimum de 10 ans requis avant d’être éligible à la libération conditionnelle.