Home Santé Un remède contre la calvitie ? Une nouvelle recherche offre un nouvel espoir pour la repousse des cheveux

Un remède contre la calvitie ? Une nouvelle recherche offre un nouvel espoir pour la repousse des cheveux

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Publié le 16 février 2024 à 10h30. Après des décennies de promesses déçues, la recherche contre la calvitie connaît un tournant majeur : plutôt que de remplacer les cheveux perdus, les scientifiques se concentrent désormais sur la revitalisation des follicules pileux endormis, ouvrant l’espoir d’un traitement réellement efficace.

  • Une nouvelle approche thérapeutique vise à réactiver les cellules souches présentes dans les follicules pileux.
  • La société américaine Pelage Pharma développe un traitement topique prometteur, le PP405.
  • Les chercheurs explorent également des molécules simples, comme le 2-désoxy-D-ribose, pour stimuler la croissance capillaire.

Pendant des années, les traitements contre la perte de cheveux ont souvent surpromis leurs résultats. Aujourd’hui, une nouvelle génération de chercheurs adopte une stratégie radicalement différente, privilégiant la régénération des follicules pileux plutôt que leur remplacement. Si les résultats restent préliminaires, ce changement d’orientation suscite un optimisme prudent parmi les experts.

L’un des projets les plus prometteurs est mené par la société américaine de biotechnologie Pelage, qui développe un médicament topique appelé PP405. Ce traitement vise à réveiller les cellules souches présentes dans les follicules pileux qui sont entrées dans une phase de repos prolongée, comme l’explique la BBC.

« Les premiers tests de sécurité humaine ont produit des résultats fantastiques. »

Dr Christina Weng, directrice médicale de Pelage

Conçu sous forme de gel ou de crème à usage domestique, le traitement PP405 évite les injections ou la chirurgie, ce qui représente un avantage considérable pour les patients.

Le Dr William Lowry, cofondateur de Pelage et biologiste des cellules souches à l’Université de Californie à Los Angeles, explique le mécanisme à l’œuvre : « Les cellules souches se réveillent au début d’un nouveau cycle pilaire et produisent des cellules à division rapide qui forment un nouveau cheveu, avant de se reposer après quelques jours. » Dans les follicules pileux touchés par la calvitie, ce processus de régénération ne se produit pas.

Les racines de la calvitie

La perte de cheveux n’est pas un phénomène simple. Le vieillissement des follicules pileux, le stress, les hormones et la prédisposition génétique jouent tous un rôle, impliquant des centaines de régions génétiques différentes. Un facteur clé est la dihydrotestostérone (DHT), un dérivé puissant de la testostérone. En se fixant aux récepteurs androgènes des follicules pileux, la DHT raccourcit les cycles de croissance, entraînant un amincissement progressif des cheveux.

La généticienne Dr Stefanie Heilmann-Heimbach de l’Université de Bonn souligne que bloquer directement la testostérone est une stratégie brutale et potentiellement risquée, compte tenu du rôle essentiel de cette hormone dans de nombreuses fonctions corporelles.

Une approche régénératrice

Ces limites ont conduit les chercheurs à explorer des approches régénératrices qui agissent en harmonie avec les hormones plutôt qu’en les combattant. Plusieurs études à petite échelle ont examiné les traitements à base de cellules souches, notamment les injections de graisse enrichie en cellules souches, avec des résultats encourageants mais temporaires en termes de croissance capillaire.

Cependant, la complexité et le coût de la récolte, du traitement et de la réinjection des cellules ont incité de nombreux groupes de recherche à se concentrer sur les signaux moléculaires sécrétés par ces cellules, capables d’influencer le cycle de croissance des cheveux sans les contraintes logistiques associées.

Les traitements locaux sont privilégiés dans cette phase de recherche pour des raisons pratiques : ils sont moins coûteux à tester, plus faciles à réglementer et plus accessibles aux patients, ce qui en fait des options attrayantes même lorsque les mécanismes biologiques sous-jacents ne sont pas entièrement compris.

Certaines des pistes les plus prometteuses sont étonnamment simples. Des chercheurs au Pakistan et au Royaume-Uni ont démontré qu’un sucre naturel, le 2-désoxy-D-ribose, pouvait restaurer la croissance des cheveux chez la souris avec une efficacité comparable à celle du minoxidil, des essais cliniques sur l’homme étant actuellement en cours.

Les précédentes tentatives de recherche sur la calvitie se sont souvent heurtées à des échecs en raison de solutions trop ambitieuses. Cette nouvelle approche se distingue par sa prudence, son approche méthodique et sa focalisation sur les mécanismes biologiques. La question qui se pose désormais est de savoir si cette retenue finira par porter ses fruits.

Sources : BBC, Pelage

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