Publié le 2025-10-28 02:24:00. Un développeur de nœuds Bitcoin, Luke Dashjr, propose une modification du protocole, un « soft fork », visant à restreindre l’ajout de données à la blockchain. Cette initiative survient suite à une mise à jour logicielle qui a considérablement accru la capacité de stockage des transactions, soulevant des inquiétudes quant à son utilisation abusive.
- Luke Dashjr veut introduire un « soft fork » pour limiter l’ajout de données aux transactions Bitcoin.
- Cette proposition fait suite à la mise à jour Bitcoin Core v30, qui a porté la limite d’informations par transaction de 80 à 100 000 octets.
- Des critiques estiment que cette mesure va à l’encontre des principes fondamentaux de la décentralisation et de la liberté du réseau.
L’un des développeurs majeurs du réseau Bitcoin, Luke Dashjr, a proposé une modification du protocole du réseau, qualifiée de « soft fork ». Son objectif est de restreindre temporairement, durant un an, la capacité des utilisateurs à intégrer des informations dans les transactions Bitcoin. Cette mesure vise à prévenir l’hébergement de contenus potentiellement illégaux ou immoraux sur la chaîne de blocs.
Luke Dashjr
Cette proposition fait suite à la sortie de la mise à jour Bitcoin Core v30 en octobre 2025, qui a significativement élargi la taille maximale des données pouvant être incluses dans une transaction. Passant de 80 octets à 100 000 octets, cette évolution permet désormais aux utilisateurs de téléverser des quantités d’informations bien plus importantes, ce qui a suscité des inquiétudes quant à l’usage qui pourrait en être fait.
Luke Dashjr a ainsi suggéré l’implémentation de ce « soft fork » pour bloquer temporairement cette fonctionnalité. Le délai d’un an est envisagé pour permettre aux développeurs de rechercher une solution plus pérenne et de proposer une nouvelle mise à jour qui répondrait aux préoccupations de censure d’informations sur la blockchain.
L’initiative a cependant rencontré des critiques. Certains acteurs de l’écosystème Bitcoin y voient une atteinte au principe fondamental de liberté et d’accès illimité du réseau. L’ingénieur logiciel Ben Kaufman a qualifié ce projet de « soft fork » d’attaque contre le réseau Bitcoin, estimant qu’il est motivé par des considérations juridiques plutôt que techniques.
Malgré ces réserves, Luke Dashjr maintient son projet et prévoit de déployer la mise à jour prochainement, les aspects techniques n’ayant apparemment pas soulevé d’objections majeures. Il exhorte les opérateurs de nœuds à adopter ce nouveau client afin de protéger le réseau des utilisateurs malveillants. Dans le cas contraire, il avertit qu’ils s’exposent à des poursuites judiciaires et potentiellement à un « hard fork » similaire à celui qui a mené à la création du Bitcoin Cash (BCH).