Publié le 13 octobre 2025 14h42. Une avancée prometteuse dans la recherche de la myalgie encéphalomyélite/syndrome de fatigue chronique (ME/SFC) : une étude britannique a développé un test sanguin épigénétique capable de distinguer les patients des individus sains avec une précision remarquable. Bien que les résultats soient encourageants et ouvrent la voie à un biomarqueur potentiel, cette méthode n’en est qu’à ses débuts et nécessite des recherches supplémentaires.
- Un nouveau test sanguin, basé sur l’analyse épigénétique des cellules immunitaires, a démontré une capacité à différencier les patients atteints de ME/SFC des personnes saines avec une précision de 96 %.
- Cette découverte, publiée dans le *Journal de médecine translationnelle*, pourrait mener à un outil diagnostique simple et fiable, améliorant la prise en charge des patients souffrant de cette pathologie souvent mal diagnostiquée.
Actuellement, l’absence de tests définitifs conduit à des retards de diagnostic importants pour de nombreux patients. Cette nouvelle approche, issue d’une collaboration de recherche de l’Université d’East Anglia, pourrait révolutionner le parcours de soins. Comme l’explique Dmitri Pshezhetski, chercheur à l’université et auteur principal de l’étude :
« Puisqu’il n’existe pas de tests définitifs, de nombreux patients ont été mal diagnostiqués ou n’ont pas été diagnostiqués pendant des années. Cette découverte ouvre la possibilité d’un test sanguin simple et précis qui peut confirmer le diagnostic et ainsi permettre un soutien préalable et un traitement plus efficace. »
Dmitri Pshezhetski, chercheur à l’Université d’East Anglia et auteur principal de l’étude
L’étude met en lumière le potentiel de l’analyse épigénétique, qui étudie les modifications chimiques de l’ADN et des protéines associées, pour identifier des signatures biologiques spécifiques à la ME/SFC. Les chercheurs espèrent que ces travaux ouvriront la voie au développement d’un test standardisé et accessible.