Home Accueil Un veilleur de nuit grièvement blessé à la machette : il a un doigt coupé en protégeant deux jeunes femmes dans un foyer

Un veilleur de nuit grièvement blessé à la machette : il a un doigt coupé en protégeant deux jeunes femmes dans un foyer

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Agression violente dans un foyer toulousain : un vigile amputé d’un doigt

Dans la nuit de lundi à mardi, un foyer d’hébergement du nord de Toulouse a été le théâtre d’une attaque d’une extrême violence. Trois individus masqués ont tenté de forcer la porte d’un logement occupé par de jeunes femmes, avant de s’en prendre violemment au veilleur de nuit, lui tranchant un doigt avec une machette.

Les faits se sont déroulés dans le calme apparent d’un établissement accueillant quatre mineurs pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Soudain, des cris et des coups sourds ont retenti, provenant d’une porte sur laquelle trois silhouettes cagoulées tambourinaient avec insistance. À l’intérieur, deux jeunes femmes étaient prises de panique.

Alerté par le tumulte, le veilleur de nuit, âgé de 42 ans, s’est précipité dans le couloir. Il a découvert les trois agresseurs en pleine tentative d’effraction. Malgré ses tentatives pour apaiser la situation, l’un des assaillants a dégainé une machette et a frappé l’homme. La main droite du veilleur a été grièvement blessée, un doigt étant tranché, un autre gravement atteint et un troisième entaillé.

Les assaillants ont pris la fuite avant l’arrivée des forces de l’ordre. Secouru, le veilleur de nuit, blessé mais conscient, a été transporté au CHU Purpan où il a été opéré dans la matinée. Ses jours ne sont pas en danger, mais il souffre de séquelles importantes.

Une enquête a été ouverte pour violences volontaires aggravées et tentative d’extorsion. Les premiers éléments recueillis sur place suggèrent que les trois individus auraient réclamé de l’argent aux deux jeunes femmes avant de tenter de défoncer la porte. Une source policière évoque une piste « possiblement liée à des activités de prostitution », un phénomène qu’ils qualifient de « malheureusement récurrent » dans certains foyers d’accueil, bien que cette hypothèse reste à confirmer.

Les deux jeunes femmes, toujours sous le choc, n’ont pu être entendues immédiatement par les enquêteurs de la division de la criminalité territoriale. Ces derniers s’attachent désormais à identifier les agresseurs grâce aux témoignages et à l’exploitation des images de vidéosurveillance du secteur. Le personnel du foyer, quant à lui, reste profondément marqué par la violence de cet assaut.

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