Publié le 2025-10-24 08:00:00. Le gouvernement irlandais suit de près les foyers de grippe aviaire dans le comté de Cork, une situation qui pourrait ouvrir la voie à une compensation financière pour le Fota Wildlife Park, contraint d’euthanasier plusieurs oies infectées.
- Le ministre de l’Agriculture, Martin Heydon, a confirmé la surveillance des épidémies de grippe aviaire.
- Le Fota Wildlife Park a pris la décision difficile d’euthanasier une partie de sa colonie d’oies cendrées pour endiguer la propagation du virus.
- La loi de 2013 sur la santé et le bien-être des animaux permet une indemnisation des propriétaires en cas d’abattage ordonné par le département ministériel.
La demande de précisions sur les protocoles d’indemnisation, de surveillance et d’abattage pour les volailles, tant privées que commerciales, émane du député Ken O’Flynn, représentant Cork Independent Ireland. En réponse, Martin Heydon a rappelé le cadre légal en vigueur : la loi de 2013 prévoit la possibilité d’une compensation financière pour les animaux abattus sur ordre de son ministère en cas d’épidémie de maladies spécifiques, dont la grippe aviaire hautement pathogène.
« L’indemnisation peut concerner l’animal abattu, ou un produit animal, un aliment pour animaux ou un article similaire détruit en relation avec l’épidémie », a précisé le ministre. Il a toutefois rappelé que cette compensation « ne peut excéder la valeur marchande de l’animal ou de l’objet ». Le ministère « surveille la situation concernant la grippe aviaire, tant au niveau national qu’à Cork, et s’engage en permanence avec les parties prenantes », a-t-il ajouté, soulignant que la méthode d’abattage dépend de la taille de l’exploitation et des circonstances.
Mercredi, le Fota Wildlife Park a annoncé avoir pris la « décision extrêmement difficile » d’euthanasier sans cruauté certaines de ses oies cendrées infectées. Cette mesure vise à prévenir une transmission plus large du virus et à protéger le reste de la collection du parc. La fermeture pour plusieurs semaines de cette structure à but non lucratif, qui emploie environ 120 000 € de coûts de fonctionnement hebdomadaires, représente un « impact significatif sur sa capacité à générer des revenus », souligne un communiqué du parc qui repose sur le soutien du public pour sa mission de conservation, d’éducation et de protection des espèces menacées.
Concernant les capacités de diagnostic, Martin Heydon a précisé que son département s’appuie sur deux laboratoires vétérinaires régionaux dans le Munster, l’un à Cork et l’autre à Limerick, complétés par un centre d’analyses sanguines à Cork. Un projet de remplacement de ces installations par un laboratoire vétérinaire régional amélioré est en cours, prévu pour s’établir dans le nord du comté de Cork.