Home Santé Une étude révèle des mots terrifiants que les patients entendent après leur mort

Une étude révèle des mots terrifiants que les patients entendent après leur mort

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Publié le 16 septembre 2023. Une étude menée par des chercheurs new-yorkais révèle que l’activité cérébrale persiste, et même atteint un niveau élevé, pendant une période prolongée après l’arrêt cardiaque, remettant en question notre compréhension de la mort et de la conscience.

  • Des patients réanimés après un arrêt cardiaque se souviennent avec précision de ce qui se passait autour d’eux, y compris les conversations des médecins.
  • L’activité cérébrale, incluant des ondes associées à la pensée et à la conscience, peut persister jusqu’à une heure après l’arrêt du cœur.
  • Cette découverte pourrait modifier les protocoles de réanimation et la prise en charge des lésions cérébrales post-arrêt cardiaque.

Des patients cliniquement morts, c’est-à-dire ayant cessé de battre du cœur, pourraient en réalité être pleinement conscients de ce qui se passe autour d’eux, et même capables de se souvenir de ces événements après avoir été réanimés. C’est la conclusion surprenante d’une étude menée par le Dr Sam Parnia, du NYU Langone Medical Center à New York, et publiée dans la revue Resuscitation.

Le Dr Parnia a interrogé des patients ayant survécu à un arrêt cardiaque dans 25 hôpitaux, principalement aux États-Unis et au Royaume-Uni. Il a constaté qu’une proportion significative d’entre eux, environ 40 %, étaient capables de relater des souvenirs ou des pensées conscientes survenus pendant leur arrêt cardiaque. Ils décrivent souvent une sensation de détachement de leur corps et la capacité d’observer leur environnement.

« Dans la mort, ils ont la perception qu’ils sont séparés de leur corps, et qu’ils peuvent alors se déplacer. Mais ils sont dans la salle d’hôpital et ils collectent des informations. Ils sentaient qu’ils étaient pleinement conscients. »

Dr Sam Parnia, NYU Langone Medical Center

L’étude a également révélé des pics d’ondes cérébrales gamma, delta, thêta, alpha et bêta – toutes associées à la fonction cognitive et à la conscience – détectés par électroencéphalogramme (EEG) jusqu’à 35 à 60 minutes après l’arrêt cardiaque. Ces résultats contredisent la croyance médicale établie selon laquelle le cerveau subit des dommages irréversibles après seulement 10 minutes de privation d’oxygène.

Selon le Dr Parnia, ce phénomène s’explique par un processus de « désinhibition » qui se produit lorsque le cerveau est privé d’oxygène. La suppression des systèmes de freinage normaux permettrait un accès complet à la conscience, incluant tous les souvenirs, les émotions et les expériences vécues, le tout examiné à travers un prisme moral et éthique.

« Lorsque le cerveau s’arrête, en raison d’un manque de flux sanguin en cas de décès, les systèmes de freinage normaux du cerveau sont supprimés, ce que l’on appelle la désinhibition. Cela permet aux gens d’avoir accès à l’intégralité de leur conscience. Toutes leurs pensées, leurs souvenirs, tous leurs états émotionnels, tout ce qu’ils ont fait, qu’ils revivent à travers la perspective de la morale et de l’éthique. »

Dr Sam Parnia, NYU Langone Medical Center

Ces découvertes, rapportées par le Daily Mail, pourraient avoir des implications importantes pour la manière dont les médecins abordent la réanimation cardiaque et le traitement des lésions cérébrales. Elles soulèvent également des questions fondamentales sur la nature de la conscience et de la mort elle-même. Un communiqué de presse du NYU Langone souligne que le cerveau pourrait être beaucoup plus résilient qu’on ne le pensait.

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