Publié le 2025-10-11 20:46:00. Une étude américaine alerte sur les risques pour la santé liés à l’utilisation du smartphone aux toilettes. Ce comportement, répandu chez les plus jeunes, pourrait augmenter significativement les risques d’hémorroïdes en favorisant une position assise prolongée.
- Près de deux tiers des patients interrogés avouent utiliser leur smartphone sur les toilettes.
- Cette pratique est associée à un risque accru de 46 % de développer des hémorroïdes.
- Les utilisateurs de smartphones restent plus longtemps assis, plus de 5 minutes par visite.
Une étude menée par le Beth Israel Deaconess Medical Center de Boston sur 125 patients ayant subi une coloscopie met en lumière une habitude pour le moins surprenante : l’usage du smartphone lors des passages aux toilettes. Les résultats, relayés par des médias spécialisés, révèlent que 66 % des participants utilisent leur téléphone portable sur la cuvette. Cette pratique concernerait davantage les personnes plus jeunes.
Au-delà du simple fait d’y être, c’est la durée de l’occupation qui pose problème. Plus d’un tiers (37,3 %) des utilisateurs de smartphones déclarent passer plus de cinq minutes aux toilettes, contre seulement 7,1 % de ceux qui s’en privent. Les chercheurs attribuent cette tendance à l’attrait des actualités, des jeux ou des réseaux sociaux, qui incitent à prolonger la « pause ».
Le lien avec les hémorroïdes est clairement établi par l’étude. Une fois les données ajustées en fonction de l’âge, du sexe, de l’indice de masse corporelle (IMC), de l’activité physique, de la consommation de fibres et des efforts, le risque de développer des hémorroïdes s’avère supérieur de 46 % chez les utilisateurs de smartphones aux toilettes. Les hommes seraient plus enclins à rester assis plus de six minutes.
L’étude suggère également une corrélation entre cet usage et un mode de vie plus sédentaire. Les utilisateurs de smartphones aux toilettes ont mentionné faire moins d’exercice que les autres. Les activités les plus courantes rapportées lors de ces sessions sont la lecture d’informations (54,3 %) et l’utilisation des réseaux sociaux (44,4 %).
Bien que l’étude n’ait pas formellement relié la constipation à la durée passée aux toilettes, le Dr Eamonn Quigley, président du département de gastro-entérologie de Houston Methodist, a indiqué au New York Times qu’il est probable que ceux qui s’adonnent à cette pratique soient plus susceptibles de souffrir de constipation. Cela s’explique par le fait que rester assis en se penchant sur son téléphone peut perturber le bon fonctionnement intestinal.
Les médecins interrogés par le New York Times rappellent par ailleurs les aspects d’hygiène évidents : des résidus fécaux peuvent se retrouver sur les mains lors de l’essuyage et contaminer le téléphone. Même après s’être lavé les mains, le téléphone, désormais porteur de bactéries, peut retransmettre celles-ci à nouveau. En bref, si l’usage du téléphone aux toilettes est une distraction agréable, il convient de rester conscient que cela peut entraîner des conséquences physiques désagréables en prolongeant inutilement la présence sur la cuvette.