Home Accueil Une femme de Californie reconnue coupable de meurtre pour avoir posé des implants fessiers mortels

Une femme de Californie reconnue coupable de meurtre pour avoir posé des implants fessiers mortels

0 comments 88 views

Une femme du comté de Riverside, surnommée « la dame aux fesses », a été reconnue coupable de meurtre au deuxième degré pour avoir administré une injection de silicone mortelle à une actrice de télévision californienne. Ce verdict intervient après qu’un précédent client ait également succombé aux injections présumées de cette praticienne non autorisée.

Libby Adame a été reconnue coupable jeudi par un jury de Los Angeles du meurtre au deuxième degré et d’exercice illégal de la médecine. Les faits reprochés concernent la mort de Cindyana Santangelo, une actrice apparue dans la série « Est-ce », qui a succombé le 24 mars à une embolie pulmonaire suite à une injection administrée par Adame à son domicile de Malibu.

Cette condamnation fait suite à une précédente, prononcée l’année dernière, où Adame avait été déclarée coupable d’homicide involontaire et d’exercice de la médecine sans licence pour la mort de Karissa Rajpaul, 26 ans. Cette dernière avait reçu une injection de silicone dans les fesses à Sherman Oaks en 2019, administrée par Adame.

Un avertissement ignoré

Les procureurs ont souligné qu’Adame avait été explicitement avertie par le juge lors de son premier procès en 2024. « Comme elle était consciente des dangers de ses services, elle pourrait être reconnue coupable de meurtre si un autre client décédait », avait-il déclaré. Malheureusement, cet avertissement n’a pas suffi à dissuader Adame de continuer ses pratiques illégales en Californie.

Les preuves suggèrent qu’Adame était déjà consciente des risques liés aux injections de silicone bien avant les décès de Rajpaul et Santangelo. Durant son premier procès en 2024, des images de vidéosurveillance avaient été présentées, montrant Adame s’enfuyant d’un salon de coiffure à South Gate en 2018. Des ambulanciers étaient alors intervenus pour secourir une femme, décédée par la suite des suites d’injections. Aucune charge n’avait été retenue dans cette affaire.

Un témoignage accablant

Lors du procès le plus récent, Frank Santangelo, le mari de Cindyana Santangelo, a témoigné. Il a relaté que sa femme avait été « tuée dans la fleur de l’âge dans sa propre maison après s’être fait injecter illégalement des substances dangereuses et non approuvées par Libby Adame, une personne sans permis se présentant faussement comme qualifiée pour effectuer des procédures esthétiques ». Il a ajouté que ce drame « aurait non seulement pu, mais aurait dû être évité ».

Selon la plainte civile déposée, Frank Santangelo affirme qu’Adame a fui leur domicile dès les premiers signes de convulsions de sa femme. L’avocat d’Adame, J. Michael Flanagan, a tenté de disculper sa cliente lors du procès, niant qu’elle ait administré l’injection mortelle à Malibu. Il a soutenu qu’elle travaillait comme consultante pour des médecins autorisés au Mexique et qu’elle n’exerçait pas en Californie, suggérant qu’une autre personne aurait pu effectuer les injections avant l’arrivée d’Adame.

Malgré ces arguments, le jury n’a pas été convaincu.

Des peines potentiellement lourdes

Libby Adame avait déjà été condamnée à quatre ans et quatre mois de prison pour la mort de Karissa Rajpaul en 2019. Sa fille, Alicia Galaz, avait également été reconnue coupable d’homicide involontaire pour avoir assisté à la procédure de 2019 et condamnée à trois ans et huit mois de prison. Les deux femmes ont bénéficié de crédits pour le temps passé en détention et sous surveillance électronique, ce qui a permis à Adame de sortir de prison et de reprendre ses activités peu de temps après sa condamnation initiale.

Pour le décès de Cindyana Santangelo, Adame encourt une peine beaucoup plus sévère. En Californie, le meurtre au deuxième degré est passible d’une peine minimale obligatoire de 15 ans, à laquelle s’ajoutent trois à six ans pour l’allégation spéciale de lésions corporelles graves. L’exercice de la médecine sans certificat est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans. La sentence d’Adame est attendue le 5 novembre.

Un danger persistant

Les injections de silicone dans les fesses continuent de gagner en popularité aux États-Unis, malgré les mises en garde de la Food and Drug Administration (FDA). L’agence américaine rappelle que le silicone injectable pour le remodelage corporel n’est pas approuvé et présente des dangers considérables. Selon la FDA, une migration du silicone au-delà du site d’injection peut entraîner des accidents vasculaires cérébraux, des infections, voire la mort.

Par ailleurs, une femme de Floride est actuellement en attente de son procès en Californie, accusée d’avoir administré des injections fatales dans les fesses à un sosie de Kim Kardashian.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.