Home Économie Une femme de Colombie-Britannique met en garde les autres après avoir perdu 83 000 $ à cause de fraudeurs

Une femme de Colombie-Britannique met en garde les autres après avoir perdu 83 000 $ à cause de fraudeurs

0 comments 57 views

Publié le 2025-11-08 00:35:00. Une cheffe d’entreprise de Colombie-Britannique a été la cible d’une escroquerie sophistiquée, entraînant la disparition de 83 000 $ de son compte bancaire après avoir été amenée à croire qu’elle interagissait avec sa banque.

Farro Mackenzie, propriétaire d’une petite entreprise, a vu ses économies s’évaporer suite à une série d’échanges frauduleux qui ont habilement usurpé l’identité de sa banque, la TD. Ce stratagème, de plus en plus courant, met en lumière l’évolution des techniques des cybercriminels.

  • Une dirigeante d’entreprise de Colombie-Britannique a été victime d’une escroquerie par hameçonnage, perdant 83 000 $.
  • Les fraudeurs ont utilisé des SMS et des appels téléphoniques, se faisant passer pour la TD, pour inciter la victime à croire qu’elle vérifiait des transactions légitimes.
  • Le Centre antifraude du Canada souligne la sophistication croissante des fraudes et la difficulté de remonter aux auteurs.

Tout a débuté par un SMS apparemment anodin, lui demandant de confirmer une transaction bancaire. En répondant négativement, Farro Mackenzie a été contactée par téléphone. L’identification de l’appelant affichait « TD Bank », renforçant sa confiance. « C’était comme s’ils lisaient ma déclaration, et je me disais, oh, est-ce que c’était toi ? Est-ce que c’était toi ? Et je me disais non, non. Et puis oui, quand ça m’est arrivé », a-t-elle témoigné.

Quelques jours plus tard, un nouvel appel signalant une autre transaction suspecte a semblé confirmer ses craintes. Ce n’est qu’en se rendant à sa succursale bancaire pour une opération courante que la véritable ampleur de la supercherie a été révélée. La caissière lui a présenté le solde de son compte, révélant un découvert monumental.

« La caissière m’a montré mon total que j’avais en banque. Et je me suis dit : « Oh, je pense qu’il te manque un zéro. » Et elle a dit : oh, non. »

Au total, 83 000 $ avaient disparu de son compte professionnel en deux transactions. Le personnel de la TD a confirmé que les communications précédentes provenaient de fraudeurs utilisant une technologie d’usurpation d’identité pour se faire passer pour la banque. Ce stratagème permet aux escrocs d’apparaître sous un nom légitime sur l’écran du téléphone de leur victime.

Jeff Horncastle, du Centre antifraude du Canada, a déploré la situation, la qualifiant de malheureusement trop fréquente et illustrative de l’évolution des fraudes. « Malheureusement, ce n’est pas choquant. C’est quelque chose que nous voyons beaucoup trop souvent. Mais cela montre en quelque sorte à quel point la fraude évolue », a-t-il déclaré.

Selon M. Horncastle, il est difficile de cerner précisément le déroulement de cette escroquerie, d’autant que Mme Mackenzie n’a, selon ses dires, jamais communiqué d’informations sensibles par SMS ou par téléphone. Cependant, il souligne que les fraudeurs ciblent souvent les codes d’authentification à deux facteurs. Ils peuvent détenir certaines informations personnelles sur la victime, obtenues lors de violations de données antérieures par exemple, et il ne leur manque parfois qu’une seule information clé pour accéder à un compte bancaire.

« Par exemple, si une victime a participé à une violation dans le passé ou si ses informations étaient disponibles d’une manière ou d’une autre, les fraudeurs ont mis la main sur certaines informations, et il leur manque peut-être une pièce pour accéder au compte bancaire », explique-t-il.

La Banque TD, contactée par CityNews, a confirmé être au courant de l’affaire et enquêter activement, tout en précisant ne pas pouvoir commenter les détails spécifiques en raison de la confidentialité des clients. « Bien que nous ne puissions pas parler des détails d’un cas particulier en raison de la confidentialité des clients, je peux confirmer que notre équipe enquête sur cette affaire et a contacté Mme Mackenzie », a indiqué un porte-parole dans un communiqué.

L’issue de cette affaire et la possibilité pour Mme Mackenzie de récupérer une partie des fonds dérobés restent incertaines. Les experts rappellent qu’en cas de doute sur l’authenticité d’une communication prétendument émanant d’une institution financière ou d’un contact connu, il est crucial de ne pas répondre directement. La meilleure pratique consiste à rechercher le numéro officiel de l’organisme ou de la personne concernée et à les recontacter directement, idéalement depuis une autre ligne téléphonique pour éviter toute interférence frauduleuse.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.