Publié le 13 octobre 2025, 9h10. Sarah Tiedemann, une habitante de Dortmund âgée de 34 ans, lutte depuis plus de dix ans contre des maladies chroniques débilitantes, dont la récente infection par le Covid-19 a aggravé l’état. Désormais isolée et souvent contrainte de vivre à l’extérieur, elle lance un appel à l’aide financière pour financer des traitements coûteux.
- Sarah Tiedemann, autrefois orthophoniste et nutritionniste, souffre aujourd’hui de plusieurs maladies graves, notamment du syndrome de fatigue chronique (EM/SFC), du syndrome d’activation des mastocytes (MCAS) et de la sensibilité chimique multiple (MCS).
- Ces affections la contraignent à un isolement social quasi total, provoquant des symptômes tels que des douleurs chroniques, un épuisement extrême, des troubles digestifs et des réactions sévères aux substances chimiques et à l’air ambiant.
- Un traitement expérimental, l’Inusphérèse, coûte environ 2 500 euros par séance et n’est pas couvert par l’assurance maladie, ce qui a conduit à l’ouverture d’une campagne de dons pour couvrir les frais médicaux s’élevant déjà à environ 30 000 euros.
Avant de tomber gravement malade, Sarah Tiedemann menait une vie active : elle travaillait, chantait en chorale, pratiquait l’escalade de bloc et aimait passer du temps à l’extérieur avec son chien. Cependant, une première infection au Covid-19, suivie d’une seconde en 2023, a marqué un tournant dramatique dans sa vie. Son système immunitaire, déjà fragilisé par des symptômes mystérieux depuis plus d’une décennie, s’est massivement effondré, rendant la moindre activité quotidienne impossible.
Les maladies multisystémiques dont souffre Sarah se manifestent par un épuisement profond et persistant, des douleurs lancinantes, des troubles du sommeil et des difficultés de concentration, aggravés par le moindre effort. Le syndrome d’activation des mastocytes engendre des symptômes similaires à des allergies, tels que des éruptions cutanées, des troubles gastro-intestinaux et des problèmes cardiovasculaires. La sensibilité chimique multiple, quant à elle, provoque une hypersensibilité aux produits chimiques courants, entraînant maux de tête, difficultés respiratoires et réactions cutanées.
Face à ces symptômes invalidants, Sarah est contrainte de vivre la majorité de son temps à l’extérieur, parfois sous une tente, quelles que soient les conditions météorologiques. Le moindre stress peut la clouer au lit pendant plusieurs jours. La participation à la vie sociale est devenue une chimère, et elle lutte quotidiennement contre la douleur, la faiblesse et des troubles digestifs sévères. « La participation à la vie normale est devenue impossible », confie-t-elle avec une profonde résignation.
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Malgré cette situation critique, Sarah conserve l’espoir d’une amélioration grâce à un traitement novateur. Des perfusions spéciales contenant fer, vitamine C et glutathion, ainsi que l’Inusphérèse – une forme de purification du sang visant à éliminer les substances inflammatoires et les toxines – montrent des premiers signes positifs. Sarah a déjà ressenti un changement dans la nature de ses symptômes, annonciateur d’une possible guérison.
Cependant, le coût de ce traitement est exorbitant. Chaque séance d’Inusphérèse s’élève à environ 2 500 euros et n’est pas prise en charge par l’assurance maladie. Sarah aurait besoin de plusieurs dizaines de séances, auxquelles s’ajoutent les coûts des perfusions, des analyses de laboratoire et des thérapies complémentaires. Ce parcours de soins a déjà engendré près de 30 000 euros de frais ces derniers mois, épuisant ses économies et la plongeant dans l’endettement. « Nous atteignons nos limites », avoue Jutta, sa mère, exprimant l’urgence de la situation.
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Face à cette détresse, Sarah Tiedemann lance un appel à la générosité publique. Elle ne souhaite pas seulement survivre, mais retrouver sa pleine santé afin de pouvoir à nouveau travailler, aider autrui, retrouver ses amis et goûter aux joies simples de la vie. Une campagne de dons a été mise en place en ligne pour récolter des fonds. L’objectif intermédiaire fixé est de 9 000 euros, tandis que l’objectif final réaliste pour couvrir l’ensemble des traitements nécessaires est de 30 000 euros. Les dons peuvent être effectués via une plateforme de financement participatif : « Sahra’s – Mon chemin vers la vie ».