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Une femme enceinte décède après s’être rendue à Amadora-Sintra et avoir été renvoyée chez elle

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Publié le 2025-10-31 02:00:00. Une femme enceinte de 38 semaines est décédée ce vendredi matin à l’hôpital Fernando da Fonseca (Amadora-Sintra), quelques heures après avoir été renvoyée chez elle suite à une visite aux urgences. Son bébé a survécu mais son état est jugé grave.

  • Une femme enceinte de 38 semaines, de nationalité guinéenne, est décédée à l’hôpital Amadora-Sintra après avoir été renvoyée chez elle suite à une crise d’hypertension.
  • Elle s’était rendue aux urgences une première fois en début de soirée, avant d’y retourner quelques heures plus tard en arrêt cardiorespiratoire.
  • Le bébé est sorti indemne de cette issue tragique, mais son état de santé est actuellement critique.
  • Cette affaire survient dans un contexte de vives critiques sur la gestion du Service National de Santé (SNS) au Portugal.

La tragédie s’est déroulée tôt ce vendredi matin. La victime, âgée de 37 ans, avait consulté l’hôpital Fernando da Fonseca, également connu sous le nom d’Amadora-Sintra, dans l’après-midi de jeudi. Elle s’y était rendue en raison d’un épisode d’hypertension artérielle, une complication connue pendant sa grossesse, mais avait été autorisée à rentrer chez elle avec un rendez-vous. Le personnel médical avait constaté son état et lui avait fixé un nouveau rendez-vous.

Malheureusement, la situation s’est rapidement dégradée. Quelques heures plus tard, la femme a été ramenée d’urgence à l’hôpital. À son arrivée, elle était en arrêt cardiorespiratoire. Malgré les efforts des équipes médicales, il leur a été impossible de la réanimer. Son décès a été prononcé vers 2 heures du matin.

Le bébé, quant à lui, a pu être sauvé. Il est hospitalisé dans un état grave, et les équipes médicales surveillent attentivement son évolution. Selon les informations rapportées par CNN Portugal, la femme, d’origine guinéenne, présentait une indication médicale qui aurait dû mener à une intervention pour faire accoucher plus tôt, en raison de son hypertension artérielle. Son corps se trouve toujours à l’hôpital.

Les médias portugais, dont Noticias ao Minuto, tentent d’obtenir des clarifications de la part de la direction de l’hôpital Amadora-Sintra, mais aucune information officielle n’a été communiquée à ce jour concernant les circonstances exactes de ce décès.

Tensions politiques autour de la gestion de la santé

Ce drame intervient dans un climat politique déjà tendu concernant la gestion du système de santé portugais. Le Président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa, a récemment vivement critiqué la manière dont le Service National de Santé (SNS) est dirigé. Ses propos font écho à ceux du leader du Parti Socialiste, José Luís Carneiro, qui, il y a peu, avait appelé à la démission de la ministre de la Santé, Ana Paula Martins, suite à des révélations sur des demandes de coupes budgétaires supplémentaires dans les hôpitaux.

Dans une intervention publique jeudi, le Président Rebelo de Sousa a qualifié la gestion actuelle de « casuistique », pointant du doigt des « solutions à très court terme » et des « lignes grises ». Il a déploré une « dispersion des décisions » et une « érosion des décisions », soulignant le manque de vision à long terme pour le secteur de la santé. Il a comparé la situation à un « chemin de pierres », le plus difficile à emprunter.

« Un problème se résout ponctuellement, aujourd’hui ici, un autre là, une solution est trouvée, ça ne marche pas, dans deux mois il y en aura un autre, puis dans trois mois il y en aura un autre. Ceci même pour le problème du financement de la santé, dont je n’ai pas parlé exprès jusqu’à présent, rend la vie très difficile, mais pour n’importe quel gestionnaire de santé. »

Marcelo Rebelo de Sousa, Président de la République

Malgré ces critiques, le chef de l’État semble néanmoins partager l’avis du Premier ministre Luís Montenegro quant au maintien d’Ana Paula Martins à son poste, rejetant ainsi les appels à sa démission.

L’année 2025 semble déjà marquer un record tragique en matière d’accouchements en ambulance. On dénombre déjà plus de 60 femmes ayant donné naissance sur le trajet vers l’hôpital.

Ce nouvel événement rappelle la démission de Marta Temido, ancienne ministre de la Santé sous le gouvernement d’António Costa. Elle avait estimé ne plus avoir les conditions pour rester en poste après le décès d’une femme enceinte transférée d’un hôpital faute de places en néonatologie.

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