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Une nouvelle étude relie la composition intestinale au développement de la maladie cœliaque

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Publié le 25 février 2026 18:09:00. Une nouvelle étude révèle un lien potentiel entre la composition du microbiote intestinal, la prédisposition génétique et le développement de la maladie cœliaque, ouvrant la voie à de nouvelles stratégies de prévention et de diagnostic.

Des chercheurs ont mis en évidence une architecture génétique spécifique de l’écosystème microbien intestinal qui pourrait influencer la composition de la flore intestinale et, par conséquent, jouer un rôle dans la pathogenèse de la maladie cœliaque. Bien que le microbiote intestinal soit déjà connu pour son implication dans de nombreuses pathologies, il n’avait pas été clairement établi qu’une espèce microbienne spécifique puisse directement favoriser la progression de cette maladie gastro-intestinale caractérisée par une intolérance au gluten.

Selon le gastro-entérologue Susan S. Kais, professeur adjoint de médecine clinique à la Faculté de médecine de l’Université de Cincinnati, cette étude est particulièrement intéressante car elle met en lumière l’interaction complexe entre la génétique et le microbiome :

« Dans l’ensemble, l’étude HUNT est très fascinante, mettant en lumière l’interaction délicate entre la prédisposition génétique et le microbiome. »

Susan S. Kais, gastro-entérologue et professeur adjoint de médecine clinique à la Faculté de médecine de l’Université de Cincinnati

Elle précise que la maladie cœliaque est actuellement diagnostiquée sur la base d’une intolérance au gluten liée à une prédisposition génétique, et que le rôle du microbiote intestinal était jusqu’à présent peu exploré. Le génotypage HLA-DQ2 et HLA-DQ8 peut confirmer le diagnostic lorsque celui-ci est incertain malgré les tests et les biopsies duodénales – considérées comme l’étalon-or du diagnostic.

L’étude HUNT suggère que des perturbations du microbiote intestinal pourraient affecter l’équilibre des réponses immunitaires, conduisant à une réaction inappropriée au gluten chez les individus génétiquement prédisposés. La présence de certaines bactéries bénéfiques, comme les Agathobactéries, pourrait jouer un rôle protecteur. Cependant, il est encore trop tôt pour traduire ces découvertes en applications cliniques concrètes.

« Un microbiome dérégulé peut perturber l’équilibre des réponses immunitaires, conduisant à une réaction inappropriée au gluten chez les individus génétiquement prédisposés. La présence de bactéries bénéfiques, telles que Agathobactérie… Cela reste une hypothèse trop précoce pour être mise en œuvre cliniquement, et des études supplémentaires sont nécessaires. »

Susan S. Kais, gastro-entérologue et professeur adjoint de médecine clinique à la Faculté de médecine de l’Université de Cincinnati

Les résultats de cette étude encouragent les cliniciens à envisager une approche plus globale de la maladie cœliaque, en tenant compte à la fois des facteurs génétiques et de la composition du microbiote intestinal. Il pourrait être pertinent de dépister les individus présentant des marqueurs génétiques spécifiques et d’évaluer leur flore intestinale afin d’améliorer la détection précoce et la stratification du risque.

Pour les personnes à risque, des stratégies préventives pourraient inclure la modulation du microbiote intestinal par une alimentation riche en fibres, ainsi que l’utilisation de thérapies personnalisées ciblant le microbiome, telles que des probiotiques ou des prébiotiques, afin de renforcer l’activité des Agathobacter sp.

Lisez l’article complet de MedCentral.

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