Home Santé Une pépite d’or grosse comme 3 fois le mont Merapi plane au-dessus de la terre

Une pépite d’or grosse comme 3 fois le mont Merapi plane au-dessus de la terre

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Publié le 2023-10-09 00:00:00. La NASA a lancé une mission vers l’astéroïde 16 Psyche, une masse céleste estimée à des centaines de milliards de milliards de dollars. Cette exploration, bien que fascinante par son potentiel de richesse, vise avant tout à percer les secrets de la formation planétaire.

  • L’astéroïde 16 Psyche, situé entre Mars et Jupiter, recèle des métaux précieux dont la valeur est estimée à 100 000 quadrillions de dollars US.
  • Si cette richesse était convertie en lingots d’or, elle formerait une masse colossale dépassant la hauteur du mont Merapi.
  • L’exploitation minière spatiale, bien qu’envisageable techniquement, se heurte encore à des défis de financement et de maturité technologique.

En octobre 2023, la sonde spatiale de la NASA a entamé son voyage vers 16 Psyche, un astéroïde colossal de plus de 226 kilomètres de diamètre. Les scientifiques estiment sa valeur intrinsèque à 100 000 quadrillions de dollars américains, une somme astronomique. Pour illustrer cette richesse, imaginons cette valeur convertie en lingots d’or : le résultat pèserait environ 12,7 billions de tonnes, formant un cube de près de 9 kilomètres de haut, soit trois fois la hauteur du mont Merapi. Cet astéroïde est considéré comme le noyau résiduel d’une protoplanète qui n’a jamais achevé sa formation. Contrairement à la plupart des corps rocheux de sa catégorie, Psyche serait composé d’un alliage de fer, de nickel et de métaux rares tels que le platine et le palladium, des éléments cruciaux pour les industries modernes.

La mission de la NASA vers Psyche, qui devrait atteindre sa destination en 2029 après un périple de six ans, n’a pas pour objectif l’exploitation minière directe. L’intérêt scientifique principal réside dans la compréhension des processus qui façonnent les intérieurs planétaires. Psyche offre une fenêtre unique sur les corps célestes qui pourraient être les cœurs métalliques de planètes anciennes.

Malgré son potentiel économique phénoménal, l’exploitation minière des astéroïdes soulève des questions sur sa faisabilité actuelle. Philip Metzger, physicien planétaire à la Central Florida University, estime que les obstacles techniques majeurs ne résident pas dans la capacité à opérer en faible gravité ou en environnement de rayonnement élevé, des technologies robotiques étant déjà développées et testées en laboratoire. Le principal frein, selon lui, est le manque de financement et la maturité technologique encore insuffisante. Les technologies d’extraction d’astéroïdes se situent encore entre les niveaux 3 et 5 sur l’échelle d’évaluation de la NASA (TRL), alors qu’un niveau 6 ou 7 serait nécessaire pour envisager une mission opérationnelle dans l’espace.

Alors que les agences spatiales publiques privilégient la recherche, plusieurs entreprises privées commencent à s’intéresser à l’extraction de ressources spatiales. Des sociétés comme AstroForge et TransAstra développent des technologies pour extraire des métaux précieux de corps célestes. Cependant, le retour sur Terre de ces matériaux est jugé économiquement peu réaliste par de nombreux experts, en raison des coûts logistiques élevés et de la fluctuation de la valeur de certains métaux précieux. Le potentiel le plus prometteur résiderait plutôt dans l’utilisation directe des ressources sur place, par exemple pour la production de carburant pour fusées à partir de composés riches en eau, ou pour la construction d’infrastructures spatiales grâce aux métaux extraits, évitant ainsi le transport coûteux depuis la Terre.

Bien que la Lune soit plus proche et accessible, sa teneur en métaux est jugée inférieure à celle d’astéroïdes comme Psyche. L’exploitation lunaire pourrait donc être plus aisée, mais moins fructueuse en termes de ressources métalliques. Les astéroïdes, même ceux classés comme « proches de la Terre », imposent de longues fenêtres orbitales pour des missions de retour sécurisées. Des missions antérieures comme OSIRIS-REx, Hayabusa2 et Hera, bien que non axées sur l’exploitation minière, ont développé des technologies de navigation, d’échantillonnage et de retour de données qui jetteront les bases des futures opérations d’extraction d’astéroïdes.

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