Publié le 7 février 2024 à 10h48. Les États-Unis ont fixé à juin comme date limite pour parvenir à un accord de paix entre l’Ukraine et la Russie, selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Cette échéance pourrait entraîner une pression accrue sur les deux parties pour mettre fin au conflit.
- Les États-Unis ont fixé au mois de juin une date limite pour un accord de paix entre l’Ukraine et la Russie.
- Une nouvelle série de négociations trilatérales, impliquant l’Ukraine, les États-Unis et la Russie, est prévue la semaine prochaine à Miami.
- Le déficit budgétaire russe pourrait pousser Vladimir Poutine à envisager une interruption du conflit, sans toutefois annoncer de nouvelle mobilisation.
Volodymyr Zelensky a révélé que l’administration américaine souhaite une résolution du conflit ukrainien d’ici le début de l’été. « Ils disent qu’ils veulent tout terminer d’ici juin. Et qu’ils feront tout pour mettre fin à la guerre. Ils veulent un calendrier clair pour toutes les actions », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse avec des médias internationaux.
Cette annonce intervient après une nouvelle série de pourparlers trilatéraux qui se sont tenus à Abou Dhabi, les 23 et 24 janvier, puis les 6 et 7 février. Bien que ces discussions n’aient pas abouti à une percée immédiate, elles ont été jugées constructives par les parties prenantes. Les négociations de la semaine prochaine, qui se tiendront pour la première fois sur le sol américain, à Miami, confirment l’engagement des États-Unis à trouver une solution diplomatique.
Selon Zelensky, les difficultés financières rencontrées par la Russie pourraient influencer la stratégie de Vladimir Poutine. Le déficit budgétaire russe, estimé à plus de 100 milliards de dollars (plus de 80 milliards officiellement reconnus), contraint le Kremlin à réduire les dépenses militaires. Cette situation, combinée aux pertes sur le champ de bataille, pourrait inciter Poutine à privilégier une pause dans les combats plutôt qu’une mobilisation générale.
« Je pense qu’ils ont besoin d’une pause. Je pense que Poutine réfléchit à une pause. »
Volodymyr Zelensky, président ukrainien
Malgré ces signes potentiels de changement, Zelensky reste prudent quant aux intentions réelles de la Russie. Il souligne que la rhétorique russe a évolué, mais que la haine envers l’Ukraine demeure intacte. « Il y a eu des changements dans leur rhétorique, mais je ne les crois pas du tout. Je pense qu’ils ont plus ou moins les mêmes sentiments à notre égard qu’avant, parce qu’ils détestent l’Ukraine, c’est tout », a-t-il affirmé.
L’Ukraine reste déterminée à défendre son territoire et à obtenir justice pour les atrocités commises depuis le début de l’invasion russe. L’échéance fixée par les États-Unis pourrait donc exercer une pression supplémentaire sur les deux parties pour trouver un terrain d’entente, mais l’issue du conflit reste incertaine.