Publié le 2025-10-20 00:38:00. Un internaute exprime son mécontentement face à la longueur et à l’opacité des licences d’utilisation des logiciels, particulièrement celles de Microsoft et Autodesk, dénonçant une stratégie qui repose sur la paresse des utilisateurs. Il appelle à une simplification radicale des conditions générales de licence (CLUF).
- La longueur des CLUF rend leur lecture et compréhension impossible pour la majorité des utilisateurs.
- Le marketing des éditeurs de logiciels s’appuierait sur l’ignorance et la paresse des consommateurs, les incitant à accepter des accords sans en connaître le contenu.
- L’auteur propose une solution radicale : refuser de coopérer avec les entreprises dont les CLUF ne tiennent pas sur une seule page.
L’utilisateur s’insurge contre le fait de devoir accepter des accords dont le contenu reste inconnu. Il dénonce une pratique marketing, qu’il attribue à Microsoft depuis trente ans, visant à exploiter la « paresse » des consommateurs. Selon lui, cette approche leur vole leur « morale » et leur substitue le manque de connaissance par l’incurie. Il considère que l’on ne devrait pas être contraint d’approuver des clauses avec lesquelles on n’est pas d’accord, ou dont on ignore même la teneur. La seule issue, d’après lui, serait de « ne pas être d’accord avec des choses avec lesquelles je ne veux pas être d’accord, ou je ne sais même pas avec quoi je serais d’accord ».
Il suggère que la contrainte des CLUF pourrait être atténuée si les entreprises comme Microsoft constataient que leurs produits ne se vendent pas sans leur acceptation. Cependant, l’entreprise aurait découvert que la majorité des utilisateurs préfèrent la simplicité et cliquent « plutôt que de résoudre ce que cela donne ». Cette « facilité » aurait permis à Microsoft d’y insérer ce qu’elle souhaitait. L’auteur souligne que cette critique ne se limite pas à Microsoft, citant le CLUF d’Autodesk comme étant « bien pire ».
Dans sa démarche personnelle, il applique une règle simple : soit le contenu de l’accord est présenté sur une seule page, soit il refuse toute coopération. Une exception est faite pour certains secteurs comme les logiciels, les opérateurs téléphoniques, ou d’autres domaines où sa position est trop faible pour imposer un changement. Dans ces cas, il se contente de choisir le concurrent le plus avantageux. Il considère que Microsoft se trouve désavantagé dans ce contexte, car ses conditions sont non seulement « extrêmement difficiles » mais surtout « unilatérales ». Par conséquent, il ne l’utilise que lorsque l’alternative s’avère trop coûteuse. En tant que chef d’entreprise, son objectif principal reste la rentabilité, même si l’éthique est importante pour lui. Il admet devoir parfois faire des compromis, car dans une situation donnée, il faut « soit avoir raison, soit avoir l’argent ».