Home Divertissement Wendy & Peter Pan review – sugar-rush spectacle with an awfully big hormonal hot-crush | Theatre

Wendy & Peter Pan review – sugar-rush spectacle with an awfully big hormonal hot-crush | Theatre

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La pièce « Wendy & Peter Pan » de la Royal Shakespeare Company, présentée au Barbican Theatre de Londres jusqu’au 22 novembre, revisite le conte de J.M. Barrie sous un angle féministe. Mise en scène par Jonathan Munby, cette production de 2013, censée moderniser le mythe, semble souffrir du passage du temps, offrant un spectacle visuellement impressionnant mais émotionnellement creux.

Au cœur de l’intrigue, Wendy (Hannah Saxby) est une jeune fille en deuil, déterminée à ramener son jeune frère décédé du Pays Imaginaire. Malgré les intentions révisionnistes de la pièce, son personnage reste étrangement passif, assumant le rôle de « mère » auprès des Garçons Perdus, rongée par l’incertitude et la culpabilité. Sa décision soudaine de former une sororité avec Clochette (Charlotte Mills) et Lily La Tigresse (Ami Tredrea) – avec un cri de ralliement « Allons botter le cul des pirates ! » – sonne comme un ajout artificiel, manquant de naturel et de fondement.

Parallèlement, Madame Darling (Lolita Chakrabarti) gagne en autonomie, affirmant sa liberté au sein de son mariage et évoquant le mouvement des suffragettes. Cependant, ces développements semblent déconnectés du récit principal et n’apportent pas la profondeur espérée.

Le personnage de Peter Pan (Daniel Krikler) est quant à lui tourmenté par une crise intérieure qui ressemble étrangement à des désirs hormonaux. Bien plus adolescent qu’enfant, il affiche des pulsions juvéniles, manifestant un béguin évident pour Wendy à travers des baisers timides et des surnoms familiers. Cette interprétation jure avec l’idée d’un garçon refusant de grandir, donnant l’impression qu’il est en train de perdre cette bataille, une situation qui s’avère plutôt inconfortable à observer.

Développée et enrichie au fil des ans, la mise en scène de Jonathan Munby s’est transformée en un véritable monstre théâtral. La scénographie de Taiki Ueda, saturée de lumières éblouissantes et de projections vidéo, submerge la scène. Les prouesses aériennes sont impressionnantes, tout comme l’arrivée monumentale du Jolly Roger. Ces éléments, conçus pour captiver les sens, se révèlent être une débauche de spectacle clinquant, un « rush » de sucre visuel qui laisse insatisfait.

Les acteurs évoluent à un rythme effréné, leurs cris et leurs hurlements donnant l’impression d’adultes surjouant l’enfance avec trop d’énergie. La bande-son de Shuhei Kamimura, aux allures de musique générique de « film d’action de pirates », est assourdissante lors des combats à l’épée.

Certains éléments parviennent néanmoins à tirer leur épingle du jeu. La chorégraphie de Lucy Hind, bien que contrastant avec la frénésie générale, ralentit le rythme et apporte une fluidité bienvenue. Des personnages secondaires, comme M. Smee (Scott Karim), le fidèle second de Crochet, et la Tigresse (Ami Tredrea), subtilement interprétée, ajoutent une touche de charme. Le crocodile affamé (Harrison Claxton), avec son agilité remarquable, est également une présence marquante.

Malheureusement, ces réussites ponctuelles ne suffisent pas à sauver la pièce. Malgré son rythme soutenu, le spectacle finit par traîner en longueur. Ce qui aurait pu être une audacieuse réinterprétation à ses débuts apparaît aujourd’hui comme un engin théâtral dénué d’âme, un mélange de spectacle de Noël grandiose et de pantomime.

Le Capitaine Crochet (Toby Stephens) incarne le méchant de pantomime par excellence, tout en se lançant dans des réflexions sur le vieillissement, tandis que Clochette prend des airs de fée cockney. La pièce culmine dans une scène de pantomime lorsque l’un des personnages s’exclame avec emphase : « Ils sont derrière moi, n’est-ce pas ? »

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