Home Accueil Yoon Seok-yeol, « envoyé pour la peine de mort », c’est aujourd’hui le jour fatidique… Le chef de la rébellion condamné lors du premier procès

Yoon Seok-yeol, « envoyé pour la peine de mort », c’est aujourd’hui le jour fatidique… Le chef de la rébellion condamné lors du premier procès

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L’ancien président sud-coréen Yoon Seok-yeol comparaît ce mercredi devant le tribunal central de Séoul dans le cadre d’une affaire de rébellion liée à la déclaration de la loi martiale du 3 décembre dernier. L’accusation requiert la peine de mort, estimant que ses actions ont constitué une tentative de coup d’État.

L’audience, prévue à 15h00, se concentrera sur la question de savoir si la déclaration de la loi martiale et les mesures qui ont suivi répondent aux critères de trahison définis par l’article 87 du Code pénal. Pour être qualifiée de trahison, l’action doit viser à renverser par la force les institutions constitutionnelles de l’État.

Le procureur spécial Cho Eun-seok a accusé M. Yoon d’avoir tenté de suspendre les fonctions de l’Assemblée nationale et de la Commission électorale nationale en mobilisant l’armée et la police. Il a qualifié ces actions de « coup d’État pro-militaire ». L’affaire rappelle des incidents similaires survenus sous des régimes militaires précédents, et le procureur spécial a souligné la nécessité d’une évaluation judiciaire rigoureuse pour éviter que de telles tentatives ne se reproduisent.

Les tribunaux ont déjà statué que la loi martiale du 3 décembre constituait un acte de rébellion, notamment dans le cas de l’ancien Premier ministre Han Deok-soo et de l’ancien ministre de l’Administration publique et de la Sécurité Lee Sang-min. La 32e chambre pénale du tribunal central de Séoul a estimé que la tentative de bloquer l’Assemblée nationale et la Commission électorale nationale visait à perturber la Constitution.

Si la culpabilité de M. Yoon est établie, il risque au minimum 20 ans de prison. L’article 55 du Code pénal prévoit que la peine de mort peut être commuée en emprisonnement à perpétuité ou une peine de 20 à 50 ans. L’ancien président a nié toute responsabilité, affirmant que la loi martiale « n’a duré que quelques heures, probablement la loi martiale la plus courte de l’histoire moderne et contemporaine ».

Sept autres responsables militaires et policiers, dont l’ancien ministre de la Défense nationale Kim Yong-hyun et l’ancien commissaire de la police nationale Jo Ji-ho, seront également condamnés ce jour. Le procureur spécial a requis la perpétuité contre M. Kim, 20 ans de prison contre M. Cho, 15 ans contre l’ancien commissaire de la police métropolitaine de Séoul Kim Bong-sik, et des peines allant de 10 à 12 ans pour les autres accusés.

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