Publié le 15 février 2026 à 17h46. Lors d’une conférence sur la sécurité à Munich, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a mis en avant son avantage d’âge sur Vladimir Poutine, tout en soulignant le manque de temps dont dispose le dirigeant russe, et a conditionné la tenue d’élections en Ukraine à des garanties de sécurité et à une intervention de Donald Trump.
- Volodymyr Zelensky estime que Vladimir Poutine est en position de faiblesse en raison de son âge.
- Le président ukrainien a affirmé que 90 % des Ukrainiens s’opposent à l’organisation d’élections pendant la guerre.
- Zelensky a lié la possibilité d’élections à l’obtention d’un cessez-le-feu négocié par Donald Trump.
Volodymyr Zelensky a abordé la question de l’âge lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, soulignant un contraste avec son homologue russe. Il a déclaré que Vladimir Poutine « n’a pas beaucoup de temps », une remarque qui a suscité l’attention des observateurs. Zelensky, âgé de 48 ans, a opposé cet âge à celui de Poutine, 73 ans, insistant sur l’importance de cet écart.
« Je pense que Poutine est également dans une position difficile, parce que je peux vous parler, vous serrer la main, je n’ai pas peur, je veux être libre… Je suis là, je suis un homme libre. Et je suis plus jeune que Poutine. Croyez-moi, c’est important. Il n’a pas beaucoup de temps. Dieu merci, pas beaucoup de temps. »
Volodymyr Zelensky, Président de l’Ukraine
Au-delà de cette remarque sur l’âge, Zelensky a également abordé la question sensible des élections en Ukraine. Il a précisé que l’organisation d’élections pendant le conflit n’est pas soutenue par une majorité significative de la population ukrainienne. Selon lui, 90 % des citoyens ukrainiens s’opposent à la tenue d’élections dans le contexte actuel.
Il a également esquissé une condition pour la tenue de telles élections : l’intervention de Donald Trump. Zelensky a affirmé qu’un cessez-le-feu négocié par l’ancien président américain, grâce à une pression exercée sur Poutine, pourrait ouvrir la voie à un scrutin. Il a détaillé les étapes qu’il estime nécessaires pour qu’une telle pression soit efficace : des garanties de sécurité solides pour l’Ukraine, un plan de relance économique et un appel direct à Poutine pour qu’il cesse les hostilités.
Zelensky a précisé sa vision des garanties de sécurité, rappelant l’échec du Mémorandum de Budapest, qui n’a pas empêché l’intervention russe en 2014. Il a souligné la méfiance des Ukrainiens envers les promesses internationales, compte tenu de cette expérience passée. Il a insisté sur le fait que des garanties de sécurité doivent être fournies à l’Ukraine, sans pour autant impliquer un abandon de territoires.
« Ils (les Ukrainiens – ndlr) ne font confiance à personne, parce que nous avions le Mémorandum de Budapest, nous avons donné des armes nucléaires et d’autres armes, beaucoup d’avions… Nous l’avons donné et avons reçu des garanties de sécurité que nous aurons la souveraineté et l’indépendance. En fin de compte, nous n’avons pas ces armes et nous n’avons pas de garanties de sécurité, parce que la Russie est venue, et personne n’a attaqué la Russie, personne n’a sauvé notre indépendance. C’est vrai. C’est pourquoi les gens n’ont pas confiance, parce qu’ils sont réalistes. »
Volodymyr Zelensky, Président de l’Ukraine
La position de Zelensky reflète une profonde méfiance envers les assurances extérieures et une détermination à obtenir des garanties de sécurité tangibles pour l’avenir de l’Ukraine.