Publié le 26 octobre 2025 à 4h53. L’équipementier automobile ZF Friedrichshafen met en place un programme de départs volontaires pour réduire ses effectifs, une mesure qui pourrait coûter cher à l’entreprise déjà lourdement endettée.
Le groupe technologique ZF, basé à Friedrichshafen dans le Bade-Wurtemberg, a annoncé l’année dernière la nécessité de supprimer jusqu’à 14 000 postes en Allemagne d’ici 2028. Selon des informations concordantes, cette restructuration s’appuiera sur un dispositif de volontariat. Bien que le nouveau PDG de ZF, Matthias Miedreich, ait déjà indiqué qu’il ne pouvait exclure totalement des licenciements pour raisons économiques, le groupe semble privilégier les départs négociés. Ces mesures pourraient s’avérer coûteuses pour l’entreprise du lac de Constance, lourdement endettée.
Dans le cadre de ces départs volontaires, les salariés les plus anciens occupant des postes qualifiés chez ZF Friedrichshafen pourraient percevoir jusqu’à 250 000 euros, selon une information du magazine WirtschaftsWoche. Ces indemnités visent particulièrement les employés de la division « E », qui regroupe les systèmes de transmission du groupe et compte des sites importants à Friedrichshafen, Sarrebruck et Schweinfurt, en Bavière.
ZF Friedrichshafen confirme le programme, sans détailler les chiffres
Interrogé par nos confrères de WirtschaftsWoche, un porte-parole de ZF a confirmé l’existence de ce programme d’indemnités de départ, dont les modalités finales devraient être arrêtées dans les prochains jours. Il n’a toutefois pas communiqué de chiffres précis concernant les montants versés. Cette démarche s’inscrit dans un vaste plan d’économies entamé ces derniers mois, qui avait déjà conduit à la fermeture de l’usine de Gelsenkirchen (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) et au versement d’indemnités aux salariés concernés.
Des accords ciblés pour éviter les licenciements secs
Le recours aux départs volontaires est devenu courant dans l’industrie automobile allemande, notamment en raison des conventions collectives qui limitent les licenciements pour raisons économiques. Chez Bosch Mobility, par exemple, les licenciements sont exclus jusqu’à fin 2027. Bien qu’il n’existe pas d’accord général similaire chez ZF Friedrichshafen, des accords ciblés ont été conclus pour certains sites. Ainsi, une convention stipule que 4 900 salariés de l’Opération Z au siège de ZF sont protégés contre les licenciements économiques jusqu’au 30 juin 2028.
| Année de fondation | 1915 |
| Siège social | Friedrichshafen, Bade-Wurtemberg |
| Secteur | Équipementier automobile, systèmes de mobilité |
| Domaines d’activité | Équipementier automobile, technologie de transmission et de châssis, mobilité électrique, technologie d’automatisation, technologie industrielle, technologie des véhicules utilitaires |
| Nombre d’employés | 161 631 (au 31 décembre 2024) |
| Chiffre d’affaires | 41,4 milliards d’euros (en 2024) |