Publié le 18 octobre 2025. Suite aux secousses sismiques du 10 octobre, quatorze bâtiments scolaires de Mati City, dans la province de Davao Oriental, ont été déclarés dangereux et interdits d’accès. Cette décision intervient alors que les évaluations de sécurité se poursuivent dans la région.
- Quatorze écoles de Mati City jugées dangereuses après le séisme du 10 octobre.
- Ces structures présentent des fissures importantes et des dégradations nécessitant leur fermeture immédiate.
- Des solutions alternatives sont envisagées pour assurer la continuité pédagogique des élèves concernés.
Les autorités locales de Mati City ont rendu public un rapport alarmant suite aux deux violents tremblements de terre qui ont frappé la région le 10 octobre dernier. Selon le Bureau municipal de réduction et de gestion des risques de catastrophe (CDRRMO), quatorze établissements scolaires sont désormais considérés comme « rouges », c’est-à-dire dangereux pour toute occupation. Ces écoles s’ajoutent à d’autres structures déjà identifiées comme potentiellement à risque par le CDRRMO, portant à 21 le nombre total d’édifices jugés dangereux jusqu’à présent.
Parmi les écoles particulièrement touchées figurent l’école élémentaire et le lycée national de Macambol, l’école élémentaire Mamali, l’école élémentaire YTAC, le bâtiment de la maternelle de Lawigan, l’école élémentaire Batiano, le lycée national de Lawigan, l’école élémentaire Francisco Hinayon, le bâtiment du ministère de l’Éducation (DepEd) CDF-Central I, l’école commémorative Asuncion Rondina Perez, les bâtiments 8, 5, 9 et 10 de l’école primaire Central II, ainsi que le nouveau bâtiment administratif du centre de formation Don Bosco.
Charlemagne C. Bagasol, responsable du CDRRMO, a rappelé l’interdiction stricte d’accéder à ces bâtiments, évoquant des « fissures importantes et autres délabrements ». La sécurité des élèves et du personnel enseignant prime, et des mesures immédiates ont été prises pour isoler ces zones dangereuses.
La direction de la division scolaire du DepEd-Mati a confirmé que les évaluations se poursuivent, menées conjointement par le Bureau du responsable du bâtiment et le ministère des Travaux publics et de la Voirie. Bien que le gouvernement de la ville n’ait pas encore ordonné la suspension officielle des cours dans tous les établissements, des dispositions sont prises pour organiser un enseignement en présentiel tout en sécurisant les zones à risque.
Au 14 octobre, l’impact de ces secousses sur le système éducatif local était déjà significatif, affectant pas moins de 6 392 apprenants. Face à cette situation, Cherry Ann M. Verana-Quibo, directrice adjointe du DepEd-Mati, a indiqué que les salles de classe classées comme totalement endommagées seraient signalées au Bureau des installations éducatives afin de pouvoir bénéficier de solutions d’apprentissage temporaires. Des espaces polyvalents sécurisés, tels que les salles de conférence, pourraient être réquisitionnés pour accueillir les élèves. En cas de pénurie de salles de classe, le déplacement des cours vers d’autres sites reste une option envisagée.