Dividendens : Pourquoi attendre quand on peut recevoir chaque mois ?
Vous possédez des actions ? Un fonds S&P 500 ? L’important est de savoir combien vous rapporteront vos investissements. Savoir encaisser ses dividendes en temps réel devient un art, surtout face à un calendrier boursier souvent calqué sur des versements trimestriels peu prévisibles. Et si une approche mensuelle offrait une solution plus transparente et potentiellement plus lucrative ?
La plupart des investisseurs peinent à estimer précisément leurs revenus de dividendes du mois suivant. Prenons un exemple concret : 100 000 $ répartis dans cinq valeurs phares comme Coca-Cola, Procter & Gamble, UnitedHealth, IBM et Boeing. Le résultat, selon nos estimations, n’est qu’un maigre rendement moyen de 2,1%. Certes, l’outil Calendrier des revenus permet de suivre ces flux, mais certains préfèrent une approche plus directe.
Le « chaos des flux de trésorerie » des actions populaires
Face à ce constat, les investisseurs qui détiennent des actions versant des dividendes mensuels se distinguent par leur visibilité et leur prévisibilité. Ces titres agissent comme un véritable métronome financier, alignant leurs paiements sur le rythme de nos propres factures. Pour illustrer le potentiel de cette stratégie, nous avons investi 500 000 $ dans trois entreprises reconnues pour leur régularité mensuelle.
Des revenus mensuels triplés : le pari réussi
Le résultat est probant : un rendement moyen impressionnant de 6,7 %. Cette stratégie, axée sur des paiements mensuels stables, offre un triple avantage. Nous avons sélectionné trois types de véhicules d’investissement : les fonds à capital fixe (CEF), les sociétés de développement commercial (BDC) et les fiducies de placement immobilier (REIT).
1. DoubleLine Income Solutions Fund (DSL) : le champion du rendement
Avec un rendement affolant de 10,8 %, le DoubleLine Income Solutions Fund (NYSE : DSL) se positionne en tête de notre sélection. Dans un contexte de politiques monétaires visant à contenir les rendements obligataires à long terme, les fonds obligataires comme DSL bénéficient d’un effet de levier. La stratégie de Scott Bessent, visant à financer une part importante de la dette américaine via des émissions à court terme, a pour effet de comprimer les rendements obligataires à long terme, tout en soutenant la valeur des fonds obligataires.
Dirigé par le renommé Jeffrey Gundlach, surnommé le « Dieu des obligations », ce fonds investit principalement dans des entreprises de qualité inférieure à Investment Grade, offrant ainsi un potentiel de hausse significatif à mesure que les taux d’intérêt baissent. De plus, le DSL se négocie actuellement avec une décote par rapport à sa valeur liquidative, une opportunité rare à saisir avant qu’elle ne disparaisse.
2. Main Street Capital (MAIN) : la solidité des BDC
Les BDC, telles que Main Street Capital (NYSE : MAIN), profitent également de l’environnement actuel. Ces sociétés, qui prêtent aux petites et moyennes entreprises, bénéficient de la force de l’économie américaine. Malgré un environnement de taux potentiellement en baisse, MAIN a mis en place des mécanismes de protection, tels que des taux planchers sur ses prêts à taux variable et une part significative de sa dette à taux fixe.
Avec un rendement de 7,4 % incluant des dividendes spéciaux, MAIN se distingue par sa constance : jamais une réduction ou une suspension de ses paiements réguliers en 18 ans d’existence, même lors des crises financières. Son historique de performance, surpassant largement les fonds indiciels BDC, témoigne de sa robustesse.
3. STAG Industrial (STAG) : l’immobilier industriel en plein essor
Enfin, STAG Industrial (NYSE : STAG) capitalise sur la tendance du « reshoring » américain, stimulant la demande d’espaces industriels. Ce REIT offre un rendement mensuel de 4,1 %, plus modeste mais extrêmement fiable. La diversification des locataires (aucun ne dépassant 3 % des revenus locatifs) et la qualité des entreprises locataires (84 % réalisant plus de 100 millions de dollars de chiffre d’affaires) renforcent sa stabilité.
Au cours de la dernière décennie, STAG a multiplié par trois la valeur pour ses investisseurs, surpassant les ETF immobiliers traditionnels. Avec une occupation de 97 % de ses immeubles et une hausse significative des revenus locatifs, ce dividende mensuel représente une addition bienvenue pour apporter une prévisibilité accrue à votre portefeuille.