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48% des décès par cancer auraient pu être évités en 2022

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Publié le 23 février 2026. Une étude du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) révèle qu’une approche combinant prévention, dépistage précoce et traitements efficaces pourrait éviter jusqu’à 48 % des décès liés au cancer en 2022, soulignant l’importance d’une planification nationale renforcée, notamment dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

  • Jusqu’à 4,5 millions de décès par cancer auraient pu être évités en 2022 grâce à des interventions ciblées en matière de prévention, de dépistage et de traitement.
  • La prévention primaire, axée sur cinq facteurs de risque majeurs (tabagisme, alcool, surpoids, infections, rayons ultraviolets), représente 33 % des décès évitables.
  • Les cancers du sein, colorectal et de la prostate sont ceux pour lesquels le dépistage précoce et le traitement curatif pourraient avoir le plus grand impact.

Une étude récente, menée par une équipe du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), organisme dépendant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), met en lumière le potentiel considérable de réduire la mortalité liée au cancer à l’échelle mondiale. Publiée dans la revue The Lancet Santé mondiale, cette recherche estime que jusqu’à 4,5 millions de décès n’auraient pas eu lieu en 2022 si l’on avait pleinement mis en œuvre des stratégies de prévention primaire, de détection précoce et de traitement curatif.

L’étude précise que la prévention primaire, ciblant les principaux facteurs de risque liés au cancer, aurait pu éviter 3,1 millions de décès, soit 33 % du total. Ces facteurs de risque incluent le tabagisme, la consommation d’alcool, l’excès de poids, les infections et l’exposition aux rayons ultraviolets. Parallèlement, des améliorations en matière de dépistage précoce et d’accès à des traitements efficaces auraient permis d’éviter 1,4 million de décès supplémentaires, représentant 14 % du nombre total de décès évitables.

Les chercheurs ont identifié le cancer du poumon comme celui pour lequel la prévention primaire aurait le plus grand impact au niveau mondial, suivi par les cancers du foie et de l’estomac. Cependant, ils soulignent que ces tendances varient considérablement en fonction du niveau de développement humain (IDH) de chaque pays. En outre, l’étude révèle que les cancers du sein, colorectal et de la prostate sont ceux pour lesquels le dépistage précoce et le traitement curatif pourraient avoir le plus grand impact sur la réduction de la mortalité.

L’étude met également en évidence des disparités significatives en matière de mortalité évitable entre les pays, les régions et en fonction du niveau de l’IDH. Le fardeau évitable est plus important dans les pays à faible et moyen revenu. Cette disparité souligne la nécessité d’une approche équitable et ciblée pour réduire l’incidence et la mortalité liées au cancer à l’échelle mondiale.

Le CIRC, créé en 1965 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a pour mission de promouvoir la collaboration internationale dans la recherche sur le cancer. En savoir plus sur le CIRC. Le centre est implanté à Lyon, en France, et fait partie du cancéropôle Lyon Auvergne-Rhône-Alpes (CLARA) depuis 2003. Plus d’informations sur l’histoire et l’organisation du CIRC.

Cette recherche souligne l’énorme potentiel de réduire la mortalité globale liée au cancer en élargissant la prévention primaire et en améliorant le dépistage précoce et le traitement curatif. Elle met en évidence la nécessité d’une planification nationale de la lutte contre le cancer, en particulier dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, afin de garantir un accès équitable aux soins et de réduire les disparités en matière de santé.

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