Samedi soir, une manifestation dénonçant la politique de l’administration Trump a dégénéré dans le centre de Los Angeles, conduisant la police à déclarer un rassemblement illégal et à ordonner son évacuation. Des heurts ont éclaté près du centre de détention métropolitain, un établissement fédéral, point de mire de la colère des manifestants.
Aux alentours de 18h55, le Los Angeles Police Department (LAPD) a diffusé un message sur les réseaux sociaux : « Un ordre de dispersion a été émis pour la zone d’Alameda, entre Aliso et Temple. Toutes les personnes présentes dans cette zone, ainsi que sur Alameda et Aliso/Commercial, doivent quitter les lieux. » L’avis précisait qu’un délai de 15 minutes était accordé avant que des mesures d’arrestation ou d’autres actions policières ne soient envisagées.
Ces manifestations, baptisées « No Kings Day », ont réuni des participants en Californie du Sud et à travers le pays. Elles visaient à exprimer leur opposition aux actions du président Trump concernant les droits des personnes transgenres, la politique étrangère, la fermeture du gouvernement fédéral, le financement des universités, ainsi qu’aux récentes opérations de déportation d’immigrants sans statut légal. Le centre de détention métropolitain, relevant de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), est devenu un symbole de cette contestation.
La situation s’est tendue vers 19h00, lorsque les forces de l’ordre ont déclaré le rassemblement illégal et ont commencé à repousser une partie de la foule massée devant l’établissement. L’intervention policière a inclus l’usage de balles non létales, de gaz lacrymogènes et l’intervention de cavalerie pour disperser les manifestants.
Aux environs de 20h30, la majorité des protestataires avaient quitté leur position devant le centre de détention, tandis que la police s’efforçait de rétablir le calme et la circulation dans la rue adjacente au bâtiment fédéral. À 21h00, le LAPD n’avait signalé aucune arrestation.