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Les scientifiques découvrent un nouveau type de connexion entre les neurones

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Publié le 2025-10-20 09:20:00. Des microscopes de pointe ont révélé une nouvelle forme de communication neuronale chez la souris et l’homme : de minuscules ponts tubulaires. Ces structures pourraient jouer un rôle dans la propagation de maladies neurodégénératives comme Alzheimer.

  • Une équipe de recherche de l’Université Johns Hopkins a identifié des « nanotubes neuronaux » reliant les neurones.
  • Ces structures transportent activement des molécules, dont des bêta-amyloïdes associées à la maladie d’Alzheimer.
  • L’obstruction de ces ponts a stoppé la propagation de ces protéines nocives, suggérant leur rôle de conduits directs.

Jusqu’à présent, la communication entre neurones était principalement attribuée aux synapses, qui transmettent des signaux électriques et chimiques rapides. Cependant, d’autres types de cellules sont connus pour utiliser des connexions physiques pour échanger des matériaux. C’est dans ce contexte que Min Hyeok Chang, neuroscientifique à l’Université Johns Hopkins, et son équipe ont, grâce à des techniques d’imagerie avancées et à l’apprentissage automatique, mis au jour l’existence de ces ponts tubulaires au sein même des neurones.

Observés dans des cultures neuronales, ces nanotubes se sont révélés être des structures dynamiques avec une organisation interne distincte des autres extensions neuronales. Des expériences menées sur des modèles murins atteints de la maladie d’Alzheimer ont révélé que ces ponts sont capables de transporter une vaste gamme de substances, des ions aux mitochondries. Plus spécifiquement, les chercheurs ont observé le passage de molécules bêta-amyloïdes, connues pour leur accumulation anormale dans les maladies neurodégénératives. Lorsque la formation de ces nanotubes a été empêchée expérimentalement, la propagation des bêta-amyloïdes entre les cellules a également cessé, confirmant leur fonction de conduits directs.

Une modélisation informatique a corroboré ces observations, prédisant qu’une hyperactivité de ce réseau de nanotubes pourrait accélérer l’accumulation toxique d’amyloïde. Ce résultat établit un lien mécanistique potentiel entre les altérations des nanotubes et la progression de la pathologie d’Alzheimer. Bien que ces découvertes soient encore à un stade précoce et que la pleine étendue de leur fonction naturelle et de leur présence dans le cerveau humain reste à élucider, les chercheurs soulignent que le dysfonctionnement de ces tubes pourrait également être impliqué dans d’autres pathologies. Une meilleure compréhension de ces ponts miniatures est donc un axe de recherche majeur.

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