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La trilogie Weak Wrap To Horror de Renny Harlin

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Publié le 7 février 2024 02:33:00. Le troisième volet de la série horrifique « The Strangers » déçoit, accumulant les défauts d’un scénario paresseux et d’une mise en scène sans conviction, malgré quelques éléments visuels inquiétants.

  • Le film, « Les Étrangers : Chapitre 3 », est critiqué pour son manque d’originalité et son scénario bâclé.
  • Madelaine Petsch incarne Maya, une survivante traquée par les tueurs masqués dans un hameau isolé de l’Oregon.
  • Les flashbacks tentant d’expliquer les motivations des assassins se révèlent insatisfaisants et ne parviennent pas à créer une tension psychologique.

Après un premier opus en 2008 signé Bryan Bertino, et un second en 2018 réalisé par Johannes Robert, la trilogie « The Strangers » s’achève avec ce troisième chapitre, dirigé par Renny Harlin. Si les deux premiers films laissaient entrevoir une possible progression narrative, ce dernier épisode confirme un manque cruel d’idées, se contentant d’étendre un concept qui aurait mérité d’être contenu dans un seul film. L’ensemble apparaît comme une suite d’épisodes sans réelle cohérence, à l’exception de la présence récurrente d’un trio de tueurs masqués.

L’intrigue reprend là où s’était arrêtée la précédente itération, avec Maya (Madelaine Petsch), rescapée d’une attaque sanglante dans un hameau de l’Oregon, où les habitants semblent avoir des penchants pour des rituels macabres. Son petit ami a péri, mais elle a réussi à neutraliser l’une des agresseuses, Pin-Up, alias Shelly (Ema Horvath). Elle est désormais pourchassée par les deux autres membres du trio, l’Épouvantail et Dollface. Méfiance envers les habitants et le shérif Rotter (Richard Brake) sont de mise, tandis qu’un possible complice, Gregory (Gabriel Basso), semble rôder.

Le film tente d’apporter des éléments de contexte via des flashbacks aléatoires, révélant un passé trouble pour les assassins. Il s’avère que l’Épouvantail et Pin-Up étaient des enfants perturbés, autorisés à commettre des actes de violence à condition de ne s’en prendre qu’aux étrangers. Une explication simpliste et décevante, qui ne parvient pas à justifier la brutalité gratuite des meurtres. Un personnage secondaire, dans un moment d’absurdité, résume la situation en qualifiant la ville de « petite ville foutue ». Un troisième complice rejoint ensuite le duo.

L’absence de profondeur psychologique est flagrante. Les personnages sont réduits à des archétypes, des figures souriantes brandissant des armes, sans la moindre tentative de motivation ou de développement. Le scénario d’Alan R. Cohen et Alan Freedland se contente d’établir que les tueurs tuent, sans chercher à explorer les raisons de leur violence. Renny Harlin parvient à créer une scène d’ouverture correcte, avec quelques effets de sursaut efficaces, mais le reste du film peine à maintenir l’intérêt. Les nouveaux personnages (Rachel Shenton, George Young et Miles Yekinni) sont introduits de manière décousue et ne contribuent pas à l’intrigue.

La réalisation est décevante. Après avoir démontré un certain talent pour l’ambiance dans ses précédents films, Harlin semble avoir abandonné toute ambition. Les acteurs font de leur mieux, mais sont contraints d’évoluer dans un vide narratif où le suspense est inexistant. Seuls les masques des assassins conservent un certain attrait visuel, rappelant l’atmosphère inquiétante des premiers volets, mais cet effet finit par s’estomper.

La photographie de Jose David Montero et la musique originale de Justin Burnett et Oscar Senen ne parviennent pas à sauver le film. Tous ces éléments auraient pu enrichir un film d’horreur plus ambitieux, mais ils sont gâchés par un manque général d’engagement et d’enthousiasme. Le film n’a aucune raison d’être, au-delà d’une simple exploitation commerciale, et a attiré un public limité lors de sa sortie en salles (le critique était le seul spectateur lors de la projection). La trilogie s’étend sur plus de quatre heures et demie sans parvenir à une conclusion satisfaisante.

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