La réalité virtuelle thérapeutique peine à s’imposer durablement en raison d’un manque de standardisation des protocoles, malgré des résultats prometteurs observés en séances individuelles. L’établissement d’un « dosage » clair pour ces interventions est devenu un enjeu crucial pour les cliniciens et les autorités de santé.
Si l’on évoque le terme « dosage », l’esprit s’oriente naturellement vers le domaine pharmaceutique. En réalité, ce concept revêt une portée clinique plus large : il s’agit de la structure qui permet de rendre une intervention compréhensible et reproductible pour l’ensemble des acteurs concernés – cliniciens, organismes de remboursement et autorités de régulation.
La thérapie par réalité virtuelle (RV) se heurte à une difficulté particulière. Son efficacité peut se manifester rapidement : un patient équipé d’un casque voit son attention captée, ses niveaux de douleur diminuer et son anxiété s’atténuer. Les professionnels de santé constatent alors un effet bénéfique, souvent dans des situations où les traitements conventionnels sont limités.
Cependant, transformer une séance convaincante en une véritable intervention clinique, reproductible à grande échelle, s’avère complexe. Le principal obstacle réside dans l’absence de consensus sur les paramètres essentiels à définir pour garantir une efficacité constante. À ce stade, les questions fondamentales concernant le « dosage » optimal de la thérapie RV restent sans réponse claire, et les résultats varient considérablement d’une étude à l’autre, ou d’un projet pilote à l’autre.
Il ne s’agit pas de remettre en question la valeur intrinsèque de la thérapie immersive, mais plutôt de la difficulté à la formaliser et à la standardiser pour qu’elle puisse être intégrée durablement dans les pratiques cliniques.